Gestion de la crise des migrants : Les pays d’accueil divisés, l’Onu à la rescousse

Fulbert ADJIMEHOSSOU 11 décembre 2018

Prendre une résolution pour faire face à la crise des migrants semble plus difficile pour la communauté internationale qu’intervenir dans un conflit. Plus le flux de migrants s’accroît, mieux les divergences s’étalent au grand jour. En témoigne le mélimélo suscité par le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies approuvé hier au Maroc, à coup de marteau par environ 150 pays. Également appelé le Pacte de Marrakech, ce texte promeut une migration sûre, ordonnée et régulière sans pour autant être contraignant. Mieux, il devra encore passer par une ratification le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies. Si pour les défenseurs des droits humains le pacte insuffisant notamment sur l’accès des migrants à l’aide humanitaire et aux services de base ou sur les droits des travailleurs migrants, les nationalistes et les protectionnistes de frontières s’y opposent.
Les Etats-Unis s’étaient déjà retirés de l’élaboration du texte il y a un an en le jugeant contraire à la politique d’immigration du pays de l’Oncle Sam. Premier pays d’arrivée par la Méditerranée, l’Italie a aussi rejeté le texte. Cependant, le pacte de Marrakech appelle à l’unité d’actions. "Les migrations ont indéniablement des répercussions très différentes et parfois imprévisibles sur nos pays ainsi que sur les communautés, les migrants et leur famille". Mais "il est crucial que nous ne nous laissions pas diviser et que nous restions unis face aux difficultés que posent les migrations internationales et aux occasions qu’elles offrent". Selon les Nations unies, le nombre de migrants internationaux a atteint 244 millions en 2015. Depuis 2014, plus de 1,8 millions de migrants ont atteint les côtes européennes.





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