16 ans de gestion à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin : 7,9 milliards de malversation révélée par un audit

Arnaud DOUMANHOUN 25 juillet 2019

Reddition de compte. De 2003 à 2019, la gestion à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) n’est pas des plus reluisantes. Selon le compte rendu du conseil des ministres de ce mercredi 24 juillet 2019, les missions d’audit diligentées ont révélé des irrégularités dont l’incidence financière est estimée à 7,9 milliards Fcfa au titre desquels 4,7 milliards Fcfa sont décaissés pour des marchés irrégulièrement passés, 2 milliards Fcfa pour des avantages illégaux ou indus payés aux élus et aux agents de la Chambre, et 1,2 milliard Fcfa de dépenses compromises dans les placements financiers.
En effet, le mercredi 23 janvier 2019, le conseil des ministres avait mis en place un groupe de travail chargé de faire des propositions de réformes statutaires à mettre en œuvre avant l’organisation des élections à la tête de la Ccib, notamment au terme du mandat de Jean Baptiste Satchivi. Ceci, afin de corriger les dysfonctionnements et contre-performances. L’administration provisoire a eu pour mission, de « finaliser pendant une phase transitoire, la réforme statutaire et faire tenir les élections conformément aux nouveaux textes qui seront adoptés ».

Il faut dire que le conclave gouvernemental a pris acte des travaux de l’administration provisoire. « Les principales activités prévues ont été exécutées », a mentionné le ministre Oswald Homeky dans son compte rendu hier du mercredi 24 juillet. Il s’agit notamment : de la préparation et la validation, par le Comité national de supervision, des avant-projets de statuts, de régime électoral et de règlement intérieur de la chambre ; la revue de l’organisation en place suivie de la proposition et de la validation d’un projet de nouvel organigramme ; la finalisation du processus de mise au point jusqu’en 2017, des données statistiques sur les entreprises exerçant au Benin.
Mais de nombreuses autres tâches sont en cours ou restent à accomplir en vue de la finalisation de la mission de l’administrateur provisoire. Et le conseil a donc décidé de la prorogation de son mandat jusqu’à la fin du mois de janvier 2020.





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