60 ans d’indépendance et développement du Bénin : Talon maintient le cap

Arnaud DOUMANHOUN, Isac A. YAÏ 3 août 2020

Le sous-développement n’est pas une fatalité. Telle est la conviction de Patrice Talon. Dans son adresse à la Nation, la veille du 60è anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté internationale, le chef de l’Etat s’est surtout attardé sur la question du développement du pays dont il a la charge depuis avril 2016.
1er août 1960-1er août 2020. Le Bénin peut se targuer d’avoir changé de cap en matière de gouvernance. Un regard sur le parcours au cours de ces dernières années, sous le vent du régime du nouveau départ, et Patrice Talon fait observer que les réformes majeures entreprises par son gouvernement depuis bientôt cinq ans, tranchent avec ‘’la répétition des erreurs, la corruption, les détournements et la prévarication, la pertinence de choix qui se révèlent inefficaces voire nuisibles pour le devenir du pays’’.
Ainsi, il relève qu’en 2019, le Bénin a été classé premier des pays francophones d’Afrique en matière de transparence budgétaire, et en 2020, deuxième du continent en terme de gestion économique dans le cadre d’une évaluation par la Banque mondiale des politiques et institutions nationales. Aussi, le Bénin est-il sorti de la liste des 25 pays les plus pauvres de la planète et a quitté la catégorie des pays à faible revenu pour intégrer le groupe des pays à revenu intermédiaire.
« Ces résultats nous rassurent davantage que la pauvreté et la misère peuvent être éradiquées quand le travail devient une valeur et constitue la véritable source de revenu, quand l’anticipation, l’organisation, la méthode et la rigueur caractérisent la gouvernance et quand chacun répond de son action devant la loi », a déclaré Patrice Talon. Pour lui, il faut alors maintenir le cap.
« Notre pays trace désormais les sillons de son parcours vers le développement. Quoique remarquables, ces résultats ne constituent qu’un début de réalisation, des conditions minima préalables à l’essor de notre économie. C’est pourquoi, nous ne devons point nous en contenter, encore moins arrêter la dynamique », a-t-il conclu.





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