Affaire ''blanchiment de capitaux et atteinte à la sûreté de l’État'’ : Le procès de Joël Frédéric Aïvo et ses co-accusés renvoyé au 5 août prochain

16 juillet 2021

L’affaire ‘’blanchiment de capitaux et atteinte à la sureté de l’Etat "dans laquelle le candidat recalé à la présidentielle du 11 avril dernier, Joël Frédéric Aïvo et ses co-accusés Dotou Alain Gnonlonfoun, son comptable, Moudjaïdou Ibrahim Bachabi, un militaire et Issiakou Bio Sarè, un responsable d’entreprise, sont poursuivis a fait l’objet d’une audience devant la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet) hier jeudi 15 juillet 2021. Après toute une journée d’échanges entre le ministère public et la défense, la Cour a décidé de renvoyer le dossier au 5 août prochain pour statuer sur sa compétence ou non et sur la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense dont fait partie Me Robert Dossou, Ancien bâtonnier de l’ordre national des Avocats du Bénin et ancien président de la Cour constitutionnelle.

Un point de l’audience à la CRIET sur le dossier.
Tous les accusés dans cette affaire n’étaient pas présents ce jour à la barre. Deux des co-accusés ont brillé par leur absence, mais le Professeur et Constitutionnaliste, Joël Frédéric Aïvo et d’autres co-accusés étaient bien présents. Ceci n’a apparemment pas arrangé les choses puisque le Procureur spécial près la Criet, Mario Elomn Mètonou tient à la présence des co-accusés absents pour donner suite au procès…Invités à la barre après plusieurs suspensions de l’audience, le Professeur Joël Frédéric Aïvo et ses co-accusés ont tous plaidé non coupables des faits qui leur sont reprochés. Au cours des débats, le Procureur spécial (PS) Mario Elomn Mètonou, a même demandé au juge en charge du dossier de se déclarer "incompétent" et de renvoyer le dossier en instruction. Ceci n’a pas été du goût de l’un des Avocats de la défense qui s’est insurgé contre la demande d’incompétence du ministère public. Il a également battu en brèche les propos tenus par le Procureur spécial, Mario Elomn Mètonou sur les chefs d’accusation contre ses clients. Pour lui, le ministère public a violé certaines dispositions de l’article 402 du code de procédure pénale. Revenu à la charge, le Procureur spécial, Mario Elomn Mètonou a laissé entendre que les deux co-accusés absents sont en cavale et qu’il faudra nécessairement les retrouver. La défense, maintenant sa ligne par la voix de Me Robert Dossou, a demandé la liberté provisoire de Joël Frédéric Aïvo et ses co-accusés, dénonçant aussi une violation de la procédure. En réponse à la requête de la défense, le Procureur spécial, Mario Elomn Mètonou, a laissé entendre que la demande de liberté provisoire est « prématurée » et que les faits reprochés à Aïvo et ses coaccusés sont « assez graves » pour y accéder.





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