Affaire Reckya Madougou : Orounla livre des détails et défend Modeste Kérékou

La rédaction 9 mars 2021

Le porte-parole du gouvernement ne trouve pas de vice à la procédure d’arrestation et de mise en détention provisoire de Reckya Madougou. Selon Alain Orounla, il n’y avait pas lieu d’une convocation préalable. « Cela n’entache pas la régularité de la procédure, ni son bien-fondé et sa légitimité », a-t-il martelé. Revenant sur les faits, le Ministre Alain Orounla a fait savoir que l’ex candidate des Démocrates a voulu attenter à la tranquillité publique, poser des actes de violence, des assassinats planifiés. Ce qui justifie la promptitude du Parquet. “On n’a pas besoin à ce stade de preuves. Il nous suffit d’avoir des indices. Et là, nous avons plus que des indices concordants. On a des aveux de ceux qui étaient supposés commettre le crime », a-t-il déclaré.

« Il n’y a la chasse au moindre opposant »
Dans ces conditions, fait-il savoir, ce n’est pas l’opposante qui est visée mais la citoyenne : « Je ne suis pas d’accord lorsqu’on parle d’opposant ; parce qu’il n’y a pas d’opposant dans une procédure pénale ». Il va plus loin en montrant qu’il n’est nullement question de chasse aux opposants. « Il n’y a la chasse au moindre opposant dans notre pays puisque les plus virulents sont en liberté et ont toujours été en liberté depuis 2016 où le président Patrice Talon a pris les rênes de ce pays », insiste-t-il en citant Candide Azannaï, le président du mouvement “Le rassemblement”, Joël Aïvo et l’ancien président de la République, Nicéphore Soglo.

L’acte patriotique de Modeste Kérékou
Alain Orounla s’est aussi prononcé sur l’intervention de son collègue Modeste Kérékou. Il y voit un devoir patriotique envers la justice. « L’exercice de mon collègue n’est pas de séduire, ni d’appâter qui que ce soit. Il a tout simplement rendu témoignage de faits dont il a été témoin », pense le porte-parole du Gouvernement. En effet, dans une déclaration le vendredi dernier, le ministre des PME a, preuves de messages WhatsApp à l’appui, révélé une supercherie dont il a été informé sans le vouloir le 23 décembre 2018. Alain Orounla note qu’à « la lumière de ce qui se passe aujourd’hui, on constate que c’est de longue date qu’une conspiration est ourdie ». Et donc, tous les détails comptent.
Richard AKOTCHAYE





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