Alain Orounla sur la gestion de la crise sanitaire : « Le gouvernement n’a pas une posture cachotière »

Bergedor HADJIHOU 13 juillet 2020

Invité de l’émission Zone Franche de Canal3 Bénin, le ministre de la communication porte-parole du gouvernement, Alain Orounla a passé au crible l’actualité nationale ce dimanche. Il est revenu notamment sur les implications de la crise sanitaire qui prend des proportions inquiétantes au Bénin.

Le gouvernement persiste et signe. L’augmentation du nombre de cas de covid-19 n’est pas liée aux dernières élections municipales et communales. Elle serait plutôt due à la saison pluvieuse que traverse actuellement le pays. D’autres situations pourraient expliquer la hausse des statistiques : « Il y a eu aussi un relâchement de la part de certains de nos compatriotes dans l’observance des gestes barrières. Il faut également ajouter que nous avons changé de phase, car nous faisons à présent les dépistages systémiques qui révèlent des cas qui étaient cachés. Il faut expliquer à nos compatriotes que ce mal existe car certains estiment qu’il n’est pas plus dangereux que le paludisme », a précisé le ministre de la communication Alain Orounla. Mais ce ne sont pas les seules questions sur lesquelles il a été affirmatif. L’attitude du gouvernement qui consiste à ne plus publier régulièrement les statistiques a retenu l’attention des médias et de l’opinion publique. Pour l’invité, les publications régulières devraient reprendre d’ici là. L’exécutif n’a pas cessé de faire preuve de transparence dans la gestion de la crise sanitaire : « Le gouvernement n’a pas une posture cachotière ». Alain Orounla reconnaît que les hôpitaux sont de temps en temps débordés pour la gestion des cas graves mais que tout est mis en œuvre afin que la situation ne devienne pas incontrôlable.

La priorité va d’abord aux entreprises formelles
« Tout le monde a été pris en compte, ne serait-ce qu’à travers la subvention sur l’électricité et l’eau. Pour ce qui est des entreprises, il va de soi que la répartition commence par les entreprises qui ont une existence légale », a déclaré Alain Orounla, répondant à la question liée aux subventions dont l’impact est désormais perceptible chez les bénéficiaires. L’informel secteur dominant, malgré qu’il constitue une prédation pour le budget de l’Etat devra ronger son frein. Seuls ceux qui paient les impôts, contribuant ainsi à l’effort national seront les premiers servis.





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