Après le retour au calme à Tchaourou et Savè : Les politiques contraints au dialogue

Arnaud DOUMANHOUN 17 juin 2019

Un havre de paix. Le calme est revenu à Tchaourou et Savè. La tempête aura duré de longs jours mais la raison et le sens du patriotisme ont pris le dessus. Il faudra tout de même en tirer les leçons et panser les plaies. Jamais le Bénin n’a été aussi éprouvé par ces excès, du fait d’une élection, depuis l’avènement du renouveau démocratique. L’heure a sonné pour que les acteurs politiques prennent la mesure de ce qui se dessine sous leurs yeux et se parlent. Ces affrontements entre populations et forces de sécurité et de défense à Tchaourou et Savè ont été des plus violents enregistrés depuis la crise électorale survenue dans le cadre des législatives du 28 avril 2019. « On dénombre une cinquantaine de blessés parmi les agents des Forces de défense et de sécurité dont dix cas graves… », a déclaré le conseiller technique à la sécurité du ministre de l’intérieur, le Contrôleur général de police Spero Lewis Gouchola. Les dégâts matériels et humains sont inestimables. Alors, il devient urgent d’arrêter la saignée.
« Le dialogue est l’arme des forts et non des faibles, c’est l’arme de ceux qui font passer leurs problèmes généraux avant les problèmes particuliers, avant les questions d’amour propre », disait le patriarche Félix Houphouët-Boigny. Au nom de l’unité nationale, le dialogue devient donc impérieux sous nos cieux. Il faudra assouplir les positions et s’écouter. Dans la journée d’hier, chasseurs et militaires sont allés à cette école à Tchaourou. Ils ont tenu une réunion de crise pour taire les divergences aux fins d’un retour définitif à la paix. Le chemin est tout tracé. A bon vin point d’enseigne.





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