Après le vote en procédure d’urgence des lois électorales : Cap sur le budget

Moïse DOSSOUMOU 19 novembre 2019

Les députés de la 8ème législature savent mettre le pied sur l’accélérateur quand ils veulent. Ces derniers jours, ils ont, plus d’une fois, apporté la preuve de leur capacité à vider les dossiers en instance à un rythme soutenu. Suite aux conclusions du dialogue politique et aux travaux des experts réunis pour toiletter certaines lois, les députés se sont montrés particulièrement engagés et disponibles. En un laps de temps, plusieurs lois et pas des moindres ont été soit retouchées, soit votées.
La Constitution a été révisée de même que la loi portant charte des partis politiques. Par contre, une nouvelle version du code électoral a été votée. Dans la foulée, la loi sur le financement public des partis politiques a aussi vu le jour. La loi d’amnistie qui efface les infractions supposées commises lors des violences électorales consécutives aux législatives d’avril 2019 a aussi trouvé grâce aux yeux de l’Assemblée nationale. La présente session, statutairement budgétaire, a d’abord servi à vider ces questions préjudicielles. Les députés peuvent se frotter les mains, puisqu’ils ont réussi en un temps record, au prix de laborieuses journées et de nuits blanches, à voter ces textes. Maintenant que la mission est accomplie, ils sont en droit de se pencher sur les travaux entrant dans le cadre du vote de la loi de finances, exercice 2020.
A cet effet, les préparatifs vont bon train. La commission des finances est à l’œuvre et les forces vives de la nation habituellement écoutées à l’occasion ont déjà donné de la voix. A présent, c’est le tour des institutions de la République et des ministères. Il appartiendra à leurs représentants de présenter et de défendre leurs propositions de budget pour l’année prochaine. Ce n’est qu’après tout ça que la commission des finances pourra véritablement entrer en scène. Et la plénière, au bout du rouleau pourra valider le texte. Ouverte depuis mi-octobre, la deuxième session ordinaire de l’année dite session budgétaire pourra, maintenant que les urgences sont évacuées, servir à son objet, l’étude en vue du vote du budget.
Les mesures fiscales, sociales, les investissements, les priorités de l’Etat, en résumé les propositions de recettes et de dépenses de l’Etat au cours de l’année à venir feront l’objet de discussions. Près de 2000 milliards seront collectés et dépensés. Encore quelques jours et l’opinion sera au parfum des débats parlementaires liés à cette actualité de fin d’année.





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