Bilan des 60 ans sur les plans politique, économique et social : Le plaidoyer de Emmanuel Dossou pour un Bénin épanoui

Adrien TCHOMAKOU 10 août 2020

60 ans après les indépendances, le Bénin doit véritablement amorcer les chemins du développement. C’est un vœu cher à Yannick Emmanuel Dossou qui était l’invité du Grand Format de ce dimanche sur Canal 3. Il est revenu et a insisté sur son plaidoyer fait il y a une semaine à Azalai sur les 60 ans de l’indépendance du Bénin sous le parrainage du ministre Alain Orounla. En réalité, dans son analyse, le Directeur Général de l’Institut Manus Fran.C.E. a dressé l’évolution politique du Bénin sur trois périodes. A l’en croire, la première période, celle la proclamation des indépendances et de la prise en main du destin du Bénin a été caractérisée pendant une décennie par des balbutiements. Il en veut pour preuves les coups d’Etat dont le dernier, intervenu en 1972 ouvrira la période révolutionnaire et l’idéologie marxiste-léniniste. Cependant, celle-ci aussi qui aura duré 17 ans ne sera pas sans embûches avec des difficultés économiques et politiques qui ont d’ailleurs conduit à l’ère de la démocratie, du multipartisme intégral et du libéralisme économique par le biais de la Conférence nationale des Forces Vives de 1990. Aujourd’hui, dit-il, le Bénin évolue sous la rupture prônée depuis 2016. Yannick Emmanuel Dossou a tenu à féliciter tous les régimes qui ont su faire avancer la cause du Bénin. Sauf que, dit-il, tant qu’il y a du travail, beaucoup reste à faire. La République est éternelle. C’est toujours au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle. « Si la Chine et l’Afrique étaient au même niveau que l’Afrique et que 60 ans après ils sont devenus des puissances économiques, voire nucléaires, beaucoup reste à faire au Bénin. Mais pour y arriver, il faut une volonté politique bien affirmée et des ambitions audacieuses. La nouvelle génération peut y arriver avec abnégation et patriotisme », a-t-il fait remarquer. L’invité appelle à une union sacrée des fils et filles du Bénin pour le développement.
L’invité a pour finir exhorté le pouvoir public à faire de la présidentielle des moments de concorde et de cohésion sociale. Faut-il le rappeler, l’Institut Manus Fran.C.E intervient dans la promotion de l’Excellence et de la bonne gouvernance. Il reconnaît le mérite de ceux qui font avancer l’Afrique dans le domaine de la science, la technologie, les médias, l’éducation et les NTIC. Entre autres lauréats depuis 20 ans, il y a Cheick Modibo Diarra, Youssouf N’DOUR, Charles Konan Banny, Feu Edem Kodjo, Feu Emmanuel Guidibi, Me Marie-Elise GBEDO, Gilbert AKPADO, Me Robert Dossou, Reckya Madougou et Florent Couao Zotti





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