Budget 2022 du ministère des infrastructures : Hervé Hèhomey défend 155.699.451.000 Fcfa devant les députés

Karim O. ANONRIN 2 décembre 2021

Le Ministre des infrastructures et des transports, Hervé Yves Hèhomey était ce mardi 30 novembre 2021 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, siège de l’Assemblée nationale. Il y était pour présenter à la Commission budgétaire de l’institution, le projet de budget du département ministériel dont il a la charge pour l’exercice 2022. Ceci, dans le cadre de l’étude du projet de loi de finances, gestion 2022 qui prend en compte le projet de budget général de l’Etat pour la même année. Aux dires du Ministre Hervé Yves Hèhomey, le projet de budget, gestion 2022 s’élève à la bagatelle de 155.699.451.000 Fcfa dont 3.863.553.000 Fcfa pour le fonctionnement et 151.835.899.000 Fcfa pour les investissements. Parlant des investissements, le Ministre Hervé Yves Hèhomey a parlé de plus de 20 nouveaux projets routiers au nombre desquels des projets de construction et de rénovation.

Hervé Yves Hêhomey, ministre des infrastructures et des transports
« Je viens de présenter à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale le projet de budget du ministère des infrastructures et des transports pour l’exercice 2022. Alors, ce budget pour 2022 est établi à 155 milliards 699 millions 451 mille Fcfa. Il se décompose en 3 milliards 863 millions 553 mille Fcfa pour le fonctionnement et en terme d’investissement, nous sommes à 151 milliards 835 millions 899 mille Fcfa. Par rapport à l’année 2021, ce budget est en accroissement de 46%. Les dépenses de fonctionnement ont connu une légère augmentation de 2% tandis que les investissements ont connu une hausse de 48%. Vous comprenez donc que nous avons mis beaucoup plus dans les investissements compte tenu des nouveaux projets à démarrer au cours de l’année 2022, de la nécessité de poursuivre et d’achever les actions engagées au cours de l’année 2021 et surtout aujourd’hui, nous avons une question de maintenance et d’entretien du réseau routier. Vous savez que les dernières pluies ont été particulièrement intenses. Ceci a impacté notre réseau routier et il est urgent pour nous de procéder à la réhabilitation, parfois à la reconstruction de certains ouvrages et même de certains axes routiers (…) Les Béninois devront attendre de nous, mieux que par le passé. Nous allons poursuivre sur la même lancée. Nous allons attaquer quelques projets emblématiques. Il y a le contournement Nord de Cotonou pour lequel nous avons quasiment fini les études. Nous comptons au cours du premier semestre de l’année prochaine lancer les premiers appels d’offres pour les travaux. Il y a le dédoublement en deux fois deux voies de la route inter-Etats N°2 (La section Cotonou-Bohicon-Dassa). Il y a aussi un échangeur à Sica Toyota en partenariat avec la Coopération japonaise et à la descente de cet échangeur, nous avons le point zéro du projet dont je parle (…) Il y a également la liaison Sèmè/Porto-Novo en deux fois deux voies avec la construction d’un nouveau pont en deux fois deux sur la lagune de Porto-Novo. Nous avons d’autres projets, notamment Nikki-Kalalé, Kota-Kouandé-Pèhunco, Parakou-Béroubouay, Ouidah-Kpomassè, Tiélé-Matéri-Cobly, Guéné-Karimama, Godomey-Pahou-Ouidah, Anséké-Ouèssè, Bohicon-Tindji-Zakpota, Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara, Béroubouay-Kandi-Malanville, Adounko-Porte du non retour, Banikoara-Kérémou, Bétérou-Tchaourou, Ouèdo-Tori, Pahou-Tori, Wadon-Adjarra-Mèdédjonou-Porto-Novo et ses bretelles, Guessou Sud-Fo Bouré-Sinendé, Kétou-Idigny-Igbodja-Savè, Porto-Novo-Avrankou-Igolo…etc (…) Les axes sont nombreux. Il y a des axes en terre, des axes aménagés bitumés, des réhabilitations…

-Les réactions des députés selon le Ministre Hervé Hèhomey
…Moi j’ai toujours été impressionné et même ému par l’intérêt que nos députés portent aux questions d’infrastructures. A chaque fois, ils apportaient leurs contributions. Ça a été une séance constructive au cours de laquelle je leur ai présenté les projets, les contraintes du gouvernement en terme de budget, les routes à aménager et à bitumer, les routes en terre que nous avons envisagées, le réseau à réhabiliter, la construction de nouveaux ouvrages. De l’avis général, ce qui se dégage, c’est un peu un engouement à la chose… »





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