Budget sectoriel des ministères pour 2022 : Véronique Tognifodé et Kouaro Y. Chabi devant la Commission budgétaire

Karim O. ANONRIN 26 novembre 2021

La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale a reçu ce jeudi 25 novembre 2022 au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, deux membres du gouvernement dans le cadre de l’étude en commission du projet de loi de finances, gestion 2022 qui prend en compte le projet de budget général de l’Etat pour le compte de la même année. Il s’agit de la Ministre des affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé, qui a défendu un projet de budget de 13 milliards Fcfa environ pour son département ministériel et du Ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Kouaro Yves Chabi, qui a défendu un projet de budget de 143 milliards Fcfa environ pour le ministère dont il a la charge.

(Lire ci-dessous les déclarations des deux Ministres)
Véronique Tognifode, ministre des affaires sociales et de la microfinance

« Le projet de loi de finances, exercice 2022 prévoit pour le ministère des affaires sociales et de la microfinance, un crédit de 13 milliards 261 millions 130 mille Fcfa contre 7 millards 622 millions 337 mille Fcfa soit une hausse de 74% due principalement au transfert des projets SWEDD au niveau du ministère des affaires sociales. Au cours de l’année 2022, nous comptons renforcer le cadre institutionnel des Centres de promotion sociale (CPS) et les rendre un peu comme des guichets uniques de protection sociale au niveau des différentes Communes du Bénin, rendre opérationnel le Registre social unique qui sera désormais la base de toutes les interventions sociales au Bénin et nous allons poursuivre la mise en œuvre du Programme de modernisation des espaces publics de protection sociale et de promotion du centre pour offrir un cadre adéquat de travail aux assistants sociaux et d’accueil aux cibles du ministère. Il y aura la généralisation du projet ARCH au niveau de l’assurance maladie et la phase pilote du volet formation (…) Nous avons prévu les actions d’autonomisation économique des femmes et de promotion du genre, renforcer les actions de protection des couches vulnérables à travers l’assainissement des CAPE, opérationnaliser la deuxième génération du Microcrédit Mobile Alafia, poursuivre la mise en œuvre du projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD)…

-Réactions des députés
…Les députés nous ont posé beaucoup de questions et je pense que les échanges ont été très satisfaisants. Nous avons beaucoup débattu de la microfinance. Nous avons fait le point du microcrédit Alafia et de ses perspectives… »

Kouaro Yves Chabi, ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle
« Nous venons de défendre notre budget, exercice 2022. Le budget du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle en hausse de 33% est un budget de 143 milliards Fcfa. Vous savez très bien que le gouvernement a fait l’option de renforcer l’enseignement technique et la formation professionnelle. Nous avons un grand programme autour de la stratégie nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle avec en vue, 30 lycées agricoles et des écoles de métiers. Donc ce budget servira essentiellement à réaliser cette stratégie (…) L’enseignement général n’est pas du reste. Il y a aussi la stratégie nationale de l’enseignement général qui est en cours d’élaboration et qui viendra accompagner efficacement la stratégie nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle…

-Les préoccupations des députés
…les députés étaient très intéressés de savoir ce que nous faisons dans le cadre du programme aspiranat. Nous leur avons expliqué ce qui se passe. Au fait, les enseignants aspirants, que ce soit au primaire ou au secondaire sont des gens que nous avons dans nos écoles et qui assurent des heures d’enseignement. Ils ont des préoccupations sur lesquelles nous nous penchons bien. Nous avons tous noté avec les députés à l’Assemblée nationale qu’il y a quand même une nette amélioration au niveau de la gestion des aspirants. Nous sommes conscients qu’ils posent le problème de salaire de neuf mois sur douze. C’est une question que nous connaissons, mais nous disons qu’après trois années de mise en œuvre de ce programme d’aspiranat, il est temps de faire une évaluation. Il y a des équipes qui sont chargées de faire ce travail et voir ce que nous pouvons corriger. Ces équipes travaillent et bientôt nous aurons les résultats… »
Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN





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