Candidatures à la présidentielle de 2021 : Top chrono pour la fin du suspense

Angelo DOSSOUMOU 6 octobre 2020

Lever l’équivoque, trancher et prendre une décision. A six mois de la présidentielle de 2021 au Bénin, sur la route qui mène au palais de la Marina, ils sont peu à avoir déjà atteint cette étape. Peut-être indécision pour certains, question de timing pour d’autres, histoire d’avoir une idée sur les poids des prétentions en face et de mesurer ses réelles chances. Mais pour une ‘‘Décision’’ aussi capitale, trop attendre et rater le moment parfait pour clarifier sa position peut s’avérer un jeu dangereux. Seulement, tout dépend de la catégorie dans laquelle l’on se retrouve. Un habitué de la course n’a forcément pas la même pression qu’un novice qui a plus besoin du temps pour se faire connaître, partager sa vision du développement du pays qu’il entend diriger afin de pouvoir récolter de précieuses voix dans les urnes. Ainsi, peut-on comprendre cette longueur d’avance du Professeur Joël Aïvo dans cette envie manifeste de briguer la magistrature suprême en mars 2021.
A contrario, l’actuel locataire de la Marina, même s’il a sur lui la décision finale quant à sa présence sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle, entretient encore le suspense. Certainement, à dessein. Car, son choix de rempiler ou pas en 2021, ne restera pas sans conséquence non seulement dans le camp de ses soutiens mais aussi de l’opposition. Alors, le moment parfait dans ces conditions, pourrait bien être le plus tard possible pour prendre à contre-pied les potentiels envieux de son fauteuil et les empêcher d’avoir le temps de la réaction adéquate. Cependant, il y a un deadline qu’il ne serait pas judicieux de franchir. A tout point de vue, le plus tard possible pour lever l’équivoque sur le renouvellement du mandat présidentiel ou non serait le mois de Décembre c’est-à-dire à quatre mois de l’échéance fatidique.
Dommage, il y a pas mal de prétendants actuellement tapis dans l’ombre dont la décision de briguer la magistrature suprême est intimement liée à ce que fera et dira Patrice Talon dans les prochaines semaines. D’ailleurs, pour ces derniers, plus tôt il avisera mieux ça vaudra ceci, pour les permettre de mettre très vite en branle la machine électorale. Mais, pour l’instant, ils n’ont pas d’autre choix que d’attendre avant de s’afficher si éventuellement leur prière est exaucée ou de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de s’aligner derrière le chef de la mouvance présidentielle. Cela suppose que ce groupe de prétendants essentiellement proches de Patrice Talon n’a d’agenda que celui de l’actuel chef de l’Etat. A moins qu’il y ait parmi eux certains qui travaillent déjà dans l’ombre pour ne pas se laisser surprendre au dernier moment.
Ce qui est sûr, pour prendre un bon élan dans la course à la Marina en 2021, il n’y a plus trop de temps à attendre. Quand bien même, c’est une course de fond et non de vitesse, il faudra bien s’aligner, prendre le départ, même si c’est au petit trot, et surtout avoir l’œil sur de supposées tortues qui peuvent, à la fin être de véritables lièvres. Sinon, penser maîtriser la course quel qu’en soit quand on s’y lance, n’est pas synonyme de l’avoir remportée. Six mois pour maîtriser cette course, ce n’est déjà pas assez. Et donc, attention à ne pas louper le bon timing.





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