Conseil des ministres : La Covid-19 entraîne une augmentation des budgets

Arnaud DOUMANHOUN 8 octobre 2020

Place aux finances. A quelques jours de l’ouverture de la session budgétaire au parlementaire, le gouvernement joue sa partition. Au terme du conseil des ministres, de ce mercredi 7 octobre 2020, le gouvernement a adopté le décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2020 ainsi que celui portant examen et vote du projet de loi de finances pour la gestion 2021. Globalement, on note une augmentation du budget général de l’Etat sur ces deux exercices.
Selon le compte rendu du conseil des ministres, un ajustement du budget de l’Etat, gestion 2020, est apparu nécessaire en raison des effets économiques de la crise sanitaire générée par la pandémie de Covid-19. Désormais, ce budget s’établirait en équilibre, en ressources et en charges, à 2167,099 milliards de Fcfa contre 1986,910 initialement prévus, soit une hausse de 9,21%.
Au dire du porte-parole du ministre Alain Orounla, cette augmentation s’explique par la prise en compte au budget de l’Etat, des dépenses d’urgence sanitaire, des transferts monétaires en soutien aux citoyens, aux entreprises, aux artisans et aux ménages de même que par des mesures de facilitation d’accès au crédit, d’une part, et la mise aux normes des équipements et installations sanitaires, d’autre part.
Pour le compte de l’exercice 2021, la tendance est restée haussière. Le projet de loi de finances s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 2452,192 milliards de Fcfa et pour une croissance de 6% du PIB. Au dire du ministre Alain Orounla, ce projet de loi de finance est principalement porté par le double défi de renforcer la résilience de l’économie nationale et sa relance face aux chocs exogènes, ainsi que la consolidation budgétaire et le renforcement du modèle social en cours de construction.
Il faudra également noter que 2021 est une année électorale et qu’à ce titre la loi de finance devrait en tenir compte. C’est dire qu’au-delà de la relance face aux chocs exogènes, et des mesures d’atténuation des implications de la pandémie de Covid-19, il faut y voir des traces de la présidentielle.





Dans la même rubrique