Demande d’arrêt du processus électoral : Ecartons l’option wahala !

La rédaction 17 mars 2021

Un complot à l’international se dévoile. Plus les jours passent, plus les esprits avertis mesurent son ampleur. Derrière l’affaire Madougou et le jusqu’au-boutisme de l’opposition radicale légalement recalée de la présidentielle du 11 avril, il est tapi dans l’ombre, des visages insoupçonnés et des bras longs, prêts à tout pour remettre en cause le processus électoral et la paix au Bénin. Ainsi, après les révélations du ministre Modeste Kérékou où des noms ont circulé, d’autres masques sont en train de tomber. A la faveur de la pétition d’un ensemble d’élus et d’observateurs du Bénin et de la France contre les lois votées, la nouvelle Constitution et le processus électoral en cours, il est aisé de deviner à quel point l’opposition radicale est prête à pactiser avec le diable juste pour arracher le fauteuil présidentiel à Talon et livrer le Bénin aux bons désirs du colon. Quand des intérêts sont menacés, qui ne sait pas à quel jeu joue généralement le pays du Général de Gaulle ? Ce qui est sûr, il ne revient pas à une supposée communauté internationale ou à des personnalités étrangères téléguidées de choisir en lieu et place des Béninois, de leurs élus et de leurs responsables administratifs, les lois qui doivent régir leur vivre-ensemble et leur application. Ailleurs où ils se sont adonnés à cette sale besogne à l’instar de la Libye et la Côte d’Ivoire, la vérité a fini par être connue et le chaos installé n’est que secret de polichinelle.
Sinon, comment comprendre que sans aucune pudeur et aucun égard à un pays souverain, des députés et avocats français prennent position contre un régime démocratiquement élu et se laissent aller à des injonctions. Mais, ce qu’ils oublient, c’est qu’on n’est plus dans la période coloniale et au Bénin, jadis quartier latin de l’Afrique, leur chantage est et sera toujours inopérant. D’ailleurs, cette façon de faire est inqualifiable puisqu’il y a lieu de se demander si des élites africaines peuvent faire de telles injonctions à la France. Mais passons. A supposer qu’il y ait des problèmes liés au processus électoral au Bénin, dans une bonne démarche diplomatique, on se propose pour une médiation, puis, on écoute d’abord les différentes parties avant de faire des propositions. Rien de tout cela. Ce qui caractérise les députés et avocats français, signataires de la fameuse pétition, c’est carrément le ridicule. Ils peuvent, si ça leur chante, continuer d’être des amplificateurs des revendications de l’opposition radicale qui a largement fait la preuve de son incapacité à suivre le rythme politique imposé par l’actuel locataire de la Marina. Peut-être ne le savent-ils pas, la démocratie, fût-elle en France, aux Etats-Unis, c’est primo, le respect des règles, des lois, des institutions de la République et secundo, une contradiction qui n’est départagée que dans les urnes.
Dans un tel contexte, il est sadique que l’actuelle opposition dite radicale au Bénin, se refuge derrière un système connu d’eux d’avance pour justifier son incapacité à respecter les règles devant leur permettre d’être dans le starting-block de la prochaine présidentielle. Si c’était le cas, et Reckya Madougou, Joël Aïvo et autres avaient obtenu leurs parrainages, ils n’auraient rien trouvé à redire sur la Constitution révisée et conjugueraient aux calendres grecs, les décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. C’est donc de la mauvaise foi des signataires de la pétition dont certains notamment les députés français se trompent d’époque et d’autres, excellent en matière de plaisanterie. Enfin, contre le pouvoir de Cotonou, plus rien venant des opposants ne doit étonner. Il reste simplement à s’habituer aux soubresauts d’une biche atteinte. L’autre l’a prédit : sa mort est certaine.
Richard AKOTCHAYE





Dans la même rubrique