Dépôt de candidature pour la présidentielle : Les leçons Fcbe à l’opposition

Arnaud DOUMANHOUN 4 février 2021

Ils étaient attendus sur la ligne de départ. Aucune surprise de voir le duo Djemba-Hounkpè du parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), franchir les portes de la Commission électorale nationale autonome (Cena), dans l’après-midi de ce mercredi 3 février 2021. Sauf que la sérénité affichée par la délégation, couplée de la solidarité manifeste en dépit des clivages liés à toute organisation humaine, a révélé la Fcbe sous un nouveau jour. Premier parti politique à enregistrer son duo à la présidentielle du 11 avril prochain, il prouve à suffisance, s’il en était encore de besoin, qu’il peut voler de ses propres ailes. Certes, le départ de Boni Yayi de son ancienne formation politique a secoué la barque cauris, mais c’est à croire que les survivants se sont serré les coudes, au prix de la sauvegarde d’un héritage autour duquel se joue désormais leur avenir politique. Cahin-caha, ils ont pris part aux élections communales de 2020, et réussissent l’exploit en décrochant 7 mairies.
A quelques semaines du premier tour de la présidentielle du 11 avril, ils s’engagent dans la bataille, avec un « duo maison ». Là aussi, la Fcbe montre l’exemple, en restant collé à l’esprit de la réforme du système partisan. Le rêve de voir enfin un candidat issu d’un parti politique briguer la magistrature suprême, pourrait se concrétiser si ce duo sortait vainqueur de ce rendez-vous électoral. La Fcbe a fait le choix de la candidature à l’interne. Et le duo Paul Hounkpè et Alassane Soumanou Djemba, sera sans doute le seul qui soit issu des entrailles d’une formation politique dans cette course pour la présidentielle. C’est dire que malgré ces diverses fortunes, il serait illusoire de continuer à minimiser la capacité de ce parti qui se relève de fort belle manière. Et Paul Hounkpè et Alassane Soumanou Djemba ont tout à prouver le 11 avril prochain. Plus qu’une élection, c’est un challenge, un tournant décisif pour la Fcbe. On a beau détester le lièvre, il faut reconnaître qu’il va vite.





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