Dialogue politique : Alain Orounla clarifie les intentions du gouvernement

Arnaud DOUMANHOUN 8 octobre 2019

Relecture des lois électorales. Le dialogue politique auquel sont conviés des partis aura pour plat de résistance la réforme du système partisan. Le ministre de la communication, Alain Orounla a apporté dans l’après-midi d’hier, à Cotonou, des clarifications sur le contexte et les objectifs attendus des assises par le régime du président Talon. « L’invitation du chef de l’Etat est une adresse aux formations politiques pour se concerter et essayer de corriger ou réajuster ce dont on a eu à se plaindre il y a quelques mois à savoir, les lois qui régissent l’animation de la vie politique, les lois relatives au nouveau code électoral qui a été adopté par l’assemblée et promulgué, ainsi que la loi relative à la charte des partis politiques… », a expliqué Alain Orounla. A l’en croire, l’exercice auquel le gouvernement convie les partis est un dialogue politique, pour résoudre des problèmes spécifiques et des problèmes rigoureusement politiques. Une adresse pour se concerter aux fins de corriger ou réajuster les lois relatives au nouveau code électoral et à la charte des partis politiques. Il faut noter que la mise en application des dispositions de ces différentes lois ont conduit à l’installation, au terme du scrutin du 28 avril 2019, d’un parlement où ne siègent que des partis soutenant les actions du chef de l’Etat à savoir l’Union progressiste et le Bloc républicain.
A ce sujet, selon le ministre de la communication : « le gouvernement saisit la mesure des difficultés qui ont pu se présenter à certains acteurs politiques et prend ses responsabilités en mettant la balle à terre et demande à revoir ce qui a pu donner le sentiment à certains acteurs politiques de se dire exclus du jeu politique ».

Dialogue politique et non national
Les précisions apportées par le ministre Alain Orounla visaient à lever toute équivoque au regard ce que la convocation adressée aux partis politique a donné lieu à diverses interprétations. C’est à juste titre pour celui qui fait office de porte-parole du gouvernement de recentrer le débat. Il s’est évertué à préciser que le dialogue politique n’est pas un dialogue ou une conférence nationale.
« On invite à un dialogue national ou à une conférence nationale comme on a pu en connaître en 1990, lorsqu’il s’agit de s’asseoir pour changer l’orientation politique du pays, pour revoir les bases économiques, lorsqu’on est dans une situation de crise nationale, sociale et on se revoit pas pour redéfinir les bases du vivre ensemble… ». De cette clarification sémantique, Alain Orounla écarte toute hypothèse qui viserait à associer les acteurs de la société civile à ces assises. Il explique clairement que l’animation de la vie politique est un rôle dévolu aux partis politiques. « L’invitation du gouvernement ne postule pas qu’on débatte des questions devant la nation. Ce dialogue ne nécessite pas que tout le monde s’y invite. Et je fais référence à la société civile dont certains représentants ont des revendications qui ne rentrent pas dans le cadre de ce dialogue politique. Parce que la politique ce n’est pas l’affaire de la société civile, la politique n’est pas l’affaire du clergé par exemple… », a-t-il conclu.





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