Dialogue social : Syndicats et Gouvernement s’entendent sur les préalables

Fulbert ADJIMEHOSSOU 31 janvier 2018

Un pas important vient d’être franchi pour le dégel de la crise sociale qui a cours depuis quelques semaines, caractérisée par une avalanche de grèves dans les secteurs de l’éducation, de la santé, et de la justice. A l’issue de 4 heures d’échanges hier à l’Infosec de Cotonou, les ministres des secteurs affectés par la grève, et les secrétaires généraux des confédérations et centrales syndicales ont affiché la volonté de trouver les voies et moyens pour une sortie de crise. En effet, réunis dans le cadre de la première session extraordinaire de la Commission nationale permanente de concertations collectives Gouvernement/Centrales et confédérations syndicales au titre de l’année 2018, les participants ont saisi l’occasion pour aplanir les divergences. Chacun en ce qui le concerne, s’est engagé à faire le nécessaire pour un dialogue franc et constructif. « Votre participation à ces travaux démontre votre grande disposition à faire de la concertation un instrument privilégié de dialogue social, gage de paix et de stabilité. Le Gouvernement vous en sait gré et voudrait pouvoir compter sur vous pour bien sûr retrouver un climat social apaisé », a-t-il souligné.

Des préalables
Le quorum atteint, l’ordre du jour a été présenté par le Ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Il s’agit de l’application des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire ; les échanges sur le relevé des conclusions des négociations entre le comité gouvernemental et le collectif des syndicats du secteur de la santé ; la coordination entre le Fnrb et la Cnss. Prenant la parole, le Secrétaire Général de la Cstb, Kassa Mampo et celui de la Cgtb Moudassirou Bachabi ont fustigé le fait que certaines préoccupations, objet de la grève généralisée, n’ont pas été prises en compte. « Nous ne savons pas ce que les autres revendications sont devenues. Il faut qu’on tienne compte des motions déposées par les syndicats des travailleurs de tous les secteurs en grève », a laissé entendre Kassa Mampo. L’ordre du jour a été donc revu et porte sur sept points dont les questions de libertés, le relèvement du Smig et la revalorisation du point indiciaire des salaires, le point de l’application des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire. Les discussions ont essentiellement porté hier sur le premier point, c’est-à-dire les questions liées aux libertés. Les syndicalistes ont fustigé les sanctions infligées à certains travailleurs du fait de la grève et la réquisition prise par le ministre de la justice. Les discussions reprennent vendredi avec pour question essentielle l’évolution et la hiérarchisation des salaires.





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