Elections municipale et communale 2020 : Le corps électoral désormais fixé

Arnaud DOUMANHOUN 23 janvier 2020

Course contre la montre. Le président Patrice Talon a convoqué au terme du Conseil des ministres du mercredi 22 janvier, le corps électoral pour l’élection des conseillers communaux et municipaux. Ainsi, le 17 mai 2020 se tiendra le prochain scrutin électoral en vue de l’installation de la 4ème mandature de l’ère de la décentralisation au Bénin. En adoptant le décret portant convocation du corps électoral, le chef de l’Etat a également instruit les ministres dont les services interviendront dans la délivrance des pièces nécessaires à la constitution des dossiers de candidatures, aux fins de faciliter la tâche aux demandeurs.
Dans ce cadre, l’administration des impôts est appelée à délivrer le quitus fiscal, l’une des pièces essentielles du dossier à fournir, avant de recouvrer plus tard les dus des demandeurs. A en croire le ministre Alain Orounla, il ne s’agit aucunement de remettre en cause le quitus fiscal exigé par le législateur mais d’accompagner les candidats dans le processus de réunifications des pièces.

La liste électorale indisponible
Il est fort à parier que la convocation du corps électoral va sonner le branle-bas au sein des différents maillons de la chaîne électorale. A commercer par les institutions impliquées dans le processus électoral, le cas du Cos-Lépi que préside l’honorable Jérémie Adomahoun est illustratif. En effet, la Liste des électeurs n’est pas encore disponible alors que l’article 17 du Code électoral dispose que : « l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) transmet à la Cena, la Liste électorale informatisée (Léi), au plus tard, soixante (60) jours avant la date du scrutin. La liste électorale informatisée est publiée quinze (15) jours avant sa transmission à la Cena ». C’est dire que conformément à l’article 6 de la loi 2019-43 portant Code électoral en République du Bénin, les élections se font avec une liste électorale informatisée (Léi). Le Cos-Lépi dont le mandat est venu à terme et qui n’est pas au bout de sa mission devra faire diligence pour satisfaire à ses obligations.
Toujours est-il que cette matière est attendue au niveau de l’organe chargé d’organiser les élections. Au niveau de cette institution aussi, le chrono est lancé. Selon l’article 15, la Commission électorale nationale autonome (CENA) est chargée notamment de : la préparation et l’organisation des opérations de vote électoral et référendaire ; la formation des agents électoraux ; la vulgarisation du code et des textes électoraux ; l’approvisionnement et le déploiement du matériel électoral ; l’enregistrement et l’examen des dossiers de candidatures ; la validation des candidatures ; la compilation et la publication des résultats définitifs des élections communales. Tout un programme à exécuter dans un délai bien imparti.

Le feu aux fesses des formations politiques
Par ailleurs, dans les états-majors des partis politiques la pression devrait également monter à juste titre. Car, les dossiers de candidatures doivent être constitués avec soin pour éviter des rejets au niveau de la Cena. Si la plupart des partis ont déclenché le processus en leur sein, il n’en demeure pas moins que le chemin est long. Ceci, vu qu’il faudra respecter scrupuleuse l’ensemble des pièces à fournir et consigner au niveau de l’article 41 de la loi 2019-43 portant Code électoral en République du Bénin. La convocation vient donc remettre les pendules à l’heure et chaque maillon de la chaîne électorale est appelé à jouer sa partition.





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