Étude du projet de budget de l’État au Parlement : Aurélien Agbénonci défend 27 millions devant la Commission budgétaire

Karim O. ANONRIN 5 décembre 2019

Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération, Aurelien Agbénonci a présenté ce mercredi 4 novembre 2019 l’allocation budgétaire de son département ministériel à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Ceci, dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’État, gestion 2020. Il s’agit d’un budget de 27 milliards 950 millions FCFA destinés à renforcer non seulement la diplomatie béninoise à l’étranger, mais également pour le renforcement des capacités de ceux qui ont la charge de cette diplomatie. Dans sa déclaration à la presse après son passage devant ladite Commission, le Ministre Aurélien Agbénonci a laissé entendre que les députés avaient plusieurs préoccupations au cours de leurs échanges. Il s’agit par exemple de la question de la fermeture des frontières terrestres avec le Nigeria. Sur le sujet, Aurélien Agbénonci a confié que les démarches et les contacts n’ont pas été rompus avec la partie nigériane. Plus précisément, il a déclaré qu’à la dernière rencontre tripartite Nigeria-Niger-Bénin, il a été décidé la mise en place d’une équipe conjointe de surveillance des frontières avec le Nigeria et le Bénin d’une part et entre le Nigeria et le Niger d’autre part. En définitive, la réouverture des frontières avec le Bénin et son géant voisin ne saurait tarder.

Aurélien Agbénonci, Ministre des affaires étrangères et de la coopération

« ...J’ai soumis à l’examen de la représentation nationale le budget 2020 du ministère des affaires étrangères et de la coopération. Ce budget s’élève à 27 milliards 950 millions Fcfa. Il est en baisse comparativement à celui de l’année 2019. Cette baisse parce que nous essayons de réduire le train de vie de l’État. Nous essayons de rationaliser la dépense publique, d’avoir une dépense qui est plus saine. Mais je dois dire que la dématérialisation, le fait d’utiliser les techniques plus avérées, nous permettent aujourd’hui de réduire les charges qu’occasionnent nos postes diplomatiques à l’étranger. Aussi au niveau de la centrale, nous essayons de gagner en efficacité et l’on peut faire plus avec moins de ressources. Cela est conforme à la vision du président de la République qui entend orienter vers les secteurs sociaux les ressources de l’État.
Ce budget va nous permettre de poursuivre le chemin, poursuivre la mission qui nous a été assignée par le président de la République à savoir, faire de notre diplomatie un instrument de mobilisation de ressources pour notre développement. J’ai pu présenter à la représentation nationale, le fait que directement ou en association avec d’autres départements ministériels, nous sommes arrivés à une mobilisation de plus de 400 milliards Fcfa au cours de l’année qui s’achève et ce travail va continuer. Nous allons aussi continuer à améliorer ce qui est prévu dans notre mission à savoir renforcer notre présence à l’extérieur de manière qualitative. Nous allons continuer d’aller vers les horizons nouveaux pour mobiliser non seulement des expertises, mais également des ressources pour notre pays. Nous allons contribuer au rayonnement du Bénin à travers la culture, le tourisme en association avec les ministères sectoriels. Une chose qui tient aussi à cœur au président de la République, c’est le renforcement des capacités au niveau de notre ministère à savoir faire en sorte que le personnel qui a en charge notre diplomatie soit de type nouveau, dynamique et capable de répondre comme cela se doit à ce qui est attendu de lui.
Les députés ont été préoccupés par les questions de notre actualité diplomatique. L’une de ces questions a trait avec la fermeture actuelle de nos frontières terrestres avec le Nigeria. J’ai indiqué qu’une dynamique est en cours et elle nous permettra de sortir très rapidement de cette situation difficile. Au cours de la réunion qui a eu lieu le 14 novembre dernier à Abuja au Nigeria, une réunion tripartite entre le Niger, le Nigeria et le Bénin, des solutions ont été proposées. Une deuxième réunion a eu lieu le 26 novembre dernier où également, la mise en place des équipes conjointes de surveillance des frontières a été actée. Nous sommes donc dans un processus qui nous permettra d’aller, chacun de nos États, vers des solutions durables. Nous sommes tenus de respecter les textes de la CEDEAO. Nous sommes tenus de faire en sorte que la libre circulation des personnes et des biens redevienne une réalité. J’ai bien compris du côté de nos amis du Nigeria comme ceux d’autres pays que c’est vers cela que nous allons.
Les députés n’ont pas manqué de saluer la qualité du travail au niveau du ministère des affaires étrangères. Ils ont surtout insisté sur la dernière sortie du président de la République à Dakar. Je crois que cela a fait le buzz comme on le dit. Je leur ai indiqué qu’en fait, le premier diplomate du pays, le premier représentant de notre pays à l’étranger, c’est le président de la République qui porte la parole de notre pays. Ces paroles fortes qui ont été dites à Dakar ont forcé l’admiration de nos députés qui ont chargé le Ministre des affaires étrangères que je suis et toute l’équipe qui l’accompagne de dire leur appréciation au président de la République... »





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