Forces cauris pour un Bénin émergent : "Une parodie de réconciliation" et une guerre sans fin

Angelo DOSSOUMOU 17 février 2020

Deux ailes diamétralement opposées au sein d’un parti qui a perdu les faveurs du pouvoir, un arbitre qui sans le dire à une préférence…A l’arrivée, la réconciliation des cauris brandie sous l’égide de son président d’honneur Boni Yayi n’est qu’une farce et la fin de la crise n’est pas pour demain. Du moins, en réponse à un communiqué de 41 militants plutôt peinés que le récépissé du parti soit en sa possession et donc les gouvernails tenus par son camp, Paul Hounkpè n’est pas allé par quatre chemins et a carrément crevé l’abcès. Sans ambages, il a dénoncé une parodie de réconciliation des ailes cauris par le leader charismatique du parti Boni Yayi. Mieux, une ruse de ses camarades de parti contestataires des démarches pour l’obtention du récépissé définitif qui, à présent, s’activent pour les mettre à l’écart.
En définitive, pour une survie politique, les ailes cauris, l’une n’ayant toujours par confiance en l’autre, se livrent bataille. Evidemment, pour les positionnements pour les communales, les adversaires du camp Hounkpè redoutent des coups bas. Alors, ils auraient souhaité que ce soit l’ancien président Boni Yayi et président d’honneur du parti qui tranche. Mais çà, les membres du Bureau exécutif national des Fcbe ne l’entendent pas de cette oreille. D’ailleurs, dans ce méli-mélo et certainement parce que n’ayant jusqu’ici pas réussi à arracher le fameux récépissé au camp Hounkpè, Boni Yayi a préféré, selon ses dires, se mettre momentanément à l’écart. Tout porte à croire cependant que dans l’ombre, il tire les ficelles et c’est sans doute ce qui motive ce communiqué peu diplomatique du Secrétaire exécutif national Paul Hounkpè. C’est dire qu’avec une réconciliation tirée par les cheveux, nous étions loin de la paix des braves chez les Fcbe mais plutôt pleinement, dans une jungle où ce sont les fauves les plus coriaces qui feront la loi et peut-être obligeront les autres à chercher une échappatoire.
Mais avant, on peut aisément comprendre qu’actuellement dans la famille Fcbe, c’est le camp Hounkpè qui tient les gouvernails. Seulement, reste à voir de quoi les Fcbe qui seront positionnés par leur entremise et sans la bénédiction de Boni Yayi seront capables lors des prochaines communales. Ce qui est sûr, cette guerre sans fin n’est pas de bon augure pour permettre aux Fcbe de rafler le maximum de sièges au scrutin du 17 mai prochain. Mais sait-on jamais !





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