Guerre de leadership entre les partis proches du pouvoir : La mouvance Talon, pas si douce et amicale

Fulbert ADJIMEHOSSOU 2 décembre 2019

Vote à l’unanimité des lois. Soutien indéfectible au Chef de l’Etat. La mouvance à Patrice Talon donne bien l’impression d’être unie et cohérente. Mais quand les intérêts de groupe entrent en jeu, les blocs ne tardent pas à ‘’révéler’’ le contraire. Les querelles de leadership actuelles laissent voir de loin un malaise interne. Il n’y a qu’à voir le clash que se livrent des formations Pro-Talon depuis quelques semaines pour s’en convaincre. D’abord, c’était le Bloc Républicain et l’Union Progressiste, bien que considérés comme des « frères jumeaux ». Puis, d’autres sont entrés progressivement en scène.
En effet, si le Mercato pour les législatives n’a presque pas eu lieu, ou du moins n’a visiblement posé le moindre problème, celui des communales et municipales qui s’annoncent semble créer des querelles de leadership. Hier, Jacques Ayadji, Président de Moele Bénin n’a pas hésité à parler d’actes d’intimidations au sein de la mouvance. « Il faut que ça cesse ! », prévient-il pour protéger ses militants.
Cependant, ce qui attire plus l’attention, c’est la bataille entre le Bloc Républicain et l’Union Progressiste. Ici, la guerre n’est pas ouverte. On parle peu et on s’expose moins. Mais dans la réalité, la cohabitation n’est pas familière dans le contrôle des terroirs. Chaque démission d’un camp pour un autre est presque considérée comme une victoire pour la formation qui accueille.
C’est la politique. Ça ne devrait pas étonner. Au-delà de soutenir avec ardeur le Chef de l’Etat, les partis ont besoin de s’affirmer, de prendre le contrôle de la base, de poser des jalons, et tout ceci, dans un environnement concurrentiel. Si jadis, les élections locales sont d’une manière ou d’une autre peu considérée, celles à venir ont l’atout d’élire de potentiels décideurs de qui sera candidat à la Présidentielle de 2021. En attendant que le leader du Nouveau départ n’avise sa candidature, il faut bien rafler quelques « parrains ». Ce n’est qu’un jeu politique, mais il vaut éviter que ces coups d’épingle répétés ne deviennent des coups de canon pour la mouvance elle-même.





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