Imminence d’un remaniement ministériel : Talon consulte les deux Blocs

La rédaction 2 septembre 2019

Il s’est enfin décidé. Agité à plusieurs reprises, le remaniement ministériel est fin prêt. Juste quelques réglages et la liste des nouveaux membres du gouvernement sera rendue publique. Patrice Talon qui n’a pas l’habitude de retirer sa confiance à ses collaborateurs pour un oui ou un non a fait l’option de réaménager son équipe. Beaucoup s’attendaient à ce remaniement au lendemain des législatives du dimanche 28 avril dernier. Curieusement, tous les ministres candidats qui ont réussi à se faire élire députés ont démissionné du parlement afin de poursuivre l’aventure au gouvernement. Une première ! Dès lors, l’opportunité d’un changement d’équipe au sein de l’Exécutif n’était plus aussi évidente. C’est une quasi certitude que les ministres qui ont renoncé à leur mandat législatif ont agi avec la bénédiction du chef de l’Etat qui a sans doute souhaité les garder encore à ses côtés. Seulement, 4 mois après ces élections, le chef de l’Etat met cette question sur le tapis. Qui partira ? Qui ne partira pas ? Lui seul le sait. Avant de concrétiser son intention, Patrice Talon a pris le soin d’adresser des correspondances aux deux partis qui soutiennent ses actions à savoir l’Union progressiste et le Bloc républicain. Reste aux dirigeants de ces deux creusets politiques de faire des propositions. Concrètement, primo, il leur revient de dire s’ils souhaitent que leurs militants déjà membres du gouvernement soient maintenus à leurs postes respectifs. Secundo, ils ne manqueront pas de faire des propositions de noms et de postes.
En dernier ressort, le chef de l’Etat qui décide tout seul va statuer et la liste pourra être envoyée au bureau de l’Assemblée nationale avant d’être rendue publique. Il faut souligner que ce sera le second remaniement digne du nom qui sera effectué après celui du 27 octobre 2017. Rappelons que le 6 juin 2018, Patrice Talon s’est simplement borné à pourvoir au remplacement de Joseph Djogbénou appelé à siéger à la Cour constitutionnelle et à créer le ministère de l’eau et des mines. En dépit du remaniement opéré en octobre 2017, il n’est pas inutile de mentionner que la charpente de la première équipe gouvernementale du 6 avril 2016 a été maintenue. Reste à savoir si la nouvelle équipe dont l’imminence est annoncée s’inscrira dans cette dynamique.





Dans la même rubrique