Incendies, cambriolages, actes de sabotage et vols cycliques : une sécurisation à prendre plus au sérieux dans les ministères

Angelo DOSSOUMOU 1er décembre 2020

Un cambriolage et un acte répréhensif de plus dans l’un des ministères de la République. Cette fois-ci, la forfaiture s’est passée dans l’une des directions du ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche à Cotonou. Les malandrins auraient emporté 16 ordinateurs et une moto avant que 6 d’entre eux ne soient épinglés samedi dernier par la Police républicaine. Il est bien vrai que l’insécurité zéro n’existe nulle part. La preuve, il y a quelques années de cela, des braqueurs ont opéré derrière le palais de la Marina. Mais que de façon cyclique, il soit déploré dans des ministères des cas d’incendie, de cambriolages, d’actes de sabotages et de vols ne doivent laisser personne indifférent. Ceci, puisqu’en ces lieux, séjournent non seulement des biens matériels, de l’argent mais aussi des documents très importants pour le bon fonctionnement du service administratif. Pourtant, et c’est déplorable, il y a eu dans nos ministères, moult incendies dont les origines ont souvent fait l’objet de polémique puisque pour beaucoup, ils apparaissent plutôt comme des actes de sabotages. Et même, à supposer que tout relève des accidents, sans doute, c’est à cause des légèretés, des erreurs humaines et des imprudences impardonnables.
Maintenant, s’agissant des cambriolages et des vols, généralement, à un niveau ou à un autre, il y a une complicité à l’interne. D’où, l’épineuse question de la qualité et de la moralité des agents de sécurité postés devant certains ministères. Car, si sécurité et absence de vols et de cambriolages il doit y avoir, cela passe forcément par leur vigilance, leur intégrité et évidemment leurs moyens de défense devant la pègre. Mais, avec leur formation au rabais et parfois du fait qu’ils soient mal payés et obligés de cumuler des jobs, difficile de leur demander l’impossible surtout qu’en fin de mandat, ce sont curieusement, les fonctionnaires eux-mêmes qui s’adonnent à des soustractions illégales de biens de l’Etat. Alors, si la sécurité de l’administration publique en général est une préoccupation majeure, il est impérieux de la repenser. Sinon, c’est une perte au contribuable qu’à chaque fois, il soit obligé de réparer les préjudices causés par la faute des renégats et des tiers. De toute évidence, l’effectif de la Police républicaine ne saurait permettre de pourvoir à la sécurisation renforcée de tous les lieux sensibles. Cependant, au vu des vols, cambriolages et actes de sabotage cycliques notés au sein des ministères, la bonne formule doit être trouvée à temps. Il en est de même du système de sécurité incendie pouvant garantir le maximum de sérénité. Autrement, prenons d’ores et déjà rendez-vous pour une prochaine monstruosité dans un haut lieu de l’administration publique.





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