Installation des 77 conseils communaux : Parcours de combattant pour les préfets intérimaires

Angelo DOSSOUMOU 27 mai 2020

Très sollicités, ils sont et le seront jusqu’à la fin de la semaine et même au-delà. Depuis hier, les préfets des 12 départements du Bénin sont appelés à remplir à leur devoir d’installer les conseils communaux relevant de leur département. Pour se faire une idée de la mission qui les attend, l’Atlantique et le Zou par exemple compte chacun 8 communes et les Collines 6. A l’évidence, en l’espace de quelques jours, ce n’est déjà pas facile pour un préfet de faire le périple pour s’acquitter de ce devoir. Car, les obligations ne s’arrêtent pas à ça. Il faut également, au même moment, traiter les dossiers qui attendent sur le bureau. C’est dire que la tâche n’est pas facile.
Maintenant, imaginons à quoi seront confrontés les Préfets qui continuent de jouer les intérimaires notamment celui du Zou et des Collines. A lui seul, c’est 14 communes à installer en un temps record. Cela suppose que par ces temps-ci et jusqu’à la fin de l’installation des conseils communaux, il n’aura pas de répit pour se consacrer à autre chose. Cette situation pose le problème d’un cumul de postes, qui rend fastidieuse la tâche aux autorités administratives. D’ailleurs, c’est pour cette raison que, entre autres, tout a été mis en œuvre afin que le découpage territorial passe non seulement de 6 à 12 départements mais surtout et ceci grâce aux dirigeants actuels que cela soit effectif par la nomination des 12 préfets.
Malencontreusement, deux de ces préfets à savoir celui du Littoral limogé et des Collines décédé n’ont jusqu’ici pas été remplacés. Face à l’impératif d’installer au plus vite les conseils communaux, leur absence ne peut que se fait ressentir. Du moins en cette période d’installation des conseils communaux, ce ne serait pas une partie de plaisir pour le préfet de l’Atlantique assurant l’intérim du Littoral et principalement celui du Zou qui a hérité en plus de ses charges des Collines. A l’heure de ce triste constat, il ne serait pas exagéré d’affirmer que ces intérims qui rendent la tâche de certains préfets plus ardue n’ont fait que trop durer. Par conséquent, l’occasion est belle pour corriger le tir. Enfin, après les communales du 17 mai dernier, une dynamique plus pragmatique et réaliste dans la gouvernance décentralisée serait la bienvenue. Ce qui est sûr, ce ne serait pas les populations à la base qui s’en plaindraient.





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