Interdiction de la publicité sur les professions et les produits médicaux au Bénin : Le dernier ultimatum du gouvernement aux organes de presse

La rédaction 31 mars 2020

« Toute émission de nature à orienter les populations vers des produits dits de la pharmacopée, ou vers telle ou telle autre clinique est interdite a déclaré le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin au cours de la rencontre.
A travers le décret N°2018-262 du 28 juin 2018, la publicité sur les professions médicales, les activités médicales, les médicaments et autres produits médicinaux, est interdite au Bénin. Pourtant, des organes de presse continuent d’en faire une large diffusion. Pour contrer ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, les ministres Benjamin Hounkpatin de la santé, Sévérin Quenum de la Justice et de la législation Garde des sceaux, Alain Orounla de la communication et de la poste et Cyrille Gougbedji Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement, ont rencontré les responsables des organes de presse pour lancer un dernier avertissement. Un avertissement qui vient en une période sensible de lutte contre la pandémie du Coronavirus.
Dans leurs interventions successives, ils ont averti les patrons de presse, ce lundi 30 mars 2020 à Cotonou, de l’application sans faille du décret relatif à cette interdiction. Les chaînes de télévision et de radiodiffusion et certains organes de presse violent le décret N°2018-262 du 28 juin 2018 portant interdiction de la publicité sur les professions médicales, les activités médicinales, les médicaments et autres produits médicinaux. Tel est le rappel fait par Secrétaire Général Adjoint du Gouvernement Cyrille Gougbedji qui a fait lecture du décret.
Selon le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin, « toute émission de nature à orienter les populations vers des produits dits de la pharmacopée, ou vers telle ou telle autre clinique est interdite. Ensuite, cette pratique n’est pas basée sur une évidence scientifique. Il a d’ailleurs rappelé qu’un médecin, même un paramédical n’a pas le droit de faire de la publicité. Ce qui est interdit par le code de déontologie médicale, a-t-il confié. « Il s’agit d’un dernier avertissement, car nul n’est censé ignorer la loi et elle s’appliquera avec la dernière rigueur », a souligné pour sa part le garde des sceaux Sévérin Quenum. Il a, par la suite, affirmé aux professionnels des médias que le gouvernement sera intransigeant sur l’application des sanctions. En effet, dira le ministre de la communication et de la Poste Alain Orounla, le gouvernement est en train d’accentuer la sensibilisation qui apparemment n’a pas été respecté puisque ces infractions se poursuivent alors que ces dispositions sont prises dans l’intérêt de nous tous et même si les organes de presse ne sont pas les principaux auteurs, ils sont les vecteurs par lesquels prospèrent ces charlatans. Il a enfin rappelé que, les émissions à caractère informatif ou publicitaire sur les médicaments ont des conséquences néfastes sur la population. Lorsque les informations d’une part, les médicaments ou les prestations ne sont pas crédibles d’autre part, ils causent un désastre en termes de santé publique aux populations majoritairement analphabètes.
Source : gouv.bj





Dans la même rubrique