Iréné Agossa du parti RLC : « L’opposition a la certitude de gagner les législatives de 2023 »

14 avril 2022

L’opposant Iréné Agossa du parti Restaurer la Confiance (RLC) a été on ne peut plus clair : « L’opposition a la certitude de gagner les législatives de 2023 ». Les stratégies sont en train d’être définies pour la victoire très prochaine des opposants au régime dit de la Rupture, annonce le président du RLC qui a été reçu en audience hier par le Président du parti Force Cauri pour un Bénin Emergent (FCBE), Paul Hounkpè, Chef de file de l’opposition. Les deux responsables de partis politiques ont échangé sur la confection de la liste électorale, la lutte contre le terrorisme, la cherté de la vie en République du Bénin etc.

Monsieur le président Iréné Agossa, vous avez été reçu par le chef de file de l’opposition, que peut-on retenir de vos échanges ?
Nous avons beaucoup échangé sur le rôle que doit jouer l’opposition dans notre pays. Le Président du Parti FCBE nous a fait le point global. Nous avons revu les textes qui régissent l’opposition. Nous avons projeté à l’avenir ce que nous devons vite faire pour que nous puissions réussir à être présents au rendez-vous historique de 2023. Je pense que l’un des aspects les plus essentiels est la prochaine liste électorale. Il faut que nous prenions absolument des dispositions pour que ça soit une liste électorale qui peut conduire à une élection acceptée par tous pour aboutir à un parlement voulu par le peuple. Nous allons adresser les observations à la structure compétente pour que les dispositions soient prises. Aussi, nous nous sommes interrogés sur la raison pour laquelle certains passent par tous les moyens pour discréditer l’opposition. Nous allons nous voir pour mettre en place stratégie qui va nous permettre de changer le rapport de forces en vue de vaincre. 2023 est un objectif capital et historique pour notre démocratie.

Vous avez été reçu au siège des FCBE par le chef de file de l’opposition. N’avez-vous pas évoqué le problème du siège de l’opposition ?
Vous savez, le débat n’est pas à ce niveau. On n’a pas pu faire une différence entre le chef de file de l’opposition et le secrétaire exécutif de la FCBE. C’est la même personne. Donc, il nous a reçu et nous a écouté. C’est l’essentiel. On vous a invité quelque part pour être reçu et vous allez commencer par dire pourquoi on ne vous a pas invité à tel endroit ? En tout cas, nous avons échangé avec lui. C’est ce que nous nous sommes dit qui préoccupe les Béninois. Le lieu de retrouvailles pour notre discussion n’intéresse pas le peuple. Les Béninois veulent avoir une opposition organisée, une opposition forte. Nous avons une contradiction principale qui est claire. Il faut que l’opposition soit majoritaire au parlement en 2023.

Vous voulez nous dire que l’opposition n’a pas besoin d’un siège national ?
Ce n’est pas là notre préoccupation de l’heure. Pour nous, c’est de discuter essentiellement de ce que vivent les Béninois : la cherté de la vie, le terrorisme etc. Nous en avons discuté. En ce qui concerne la souveraineté du pays, nous sommes attaqués de partout ; comment l’opposition doit réagir pour faire face aux attaques ; c’est de ça qu’il s’agit. Parler de la réplique aux attaques Djihadistes est plus important que de parler de siège national de l’opposition. Il faut qu’on œuvre d’abord pour que les béninois trouvent à manger correctement à moindre coût.

Monsieur le Président du RLC, nous comprenons désormais que votre parti a décidé de marcher aux cotés de la FCBE pour 2023
Nous devons être dans un cadre de l’opposition qui est défini par les textes. Si nous voulons faire un travail correct, nous devons être dans le cadre légal. C’est-à-dire que nous devons être avec le Chef de file de l’opposition avec qui nous discutons. Et nous devons avoir des stratégies bien indiquées au niveau de l’opposition pour gagner les élections. Donc, ensemble désunir n’est pas le problème. L’essentiel c’est de pouvoir mettre en place ces stratégies. Je veux vous dire ceci et c’est vrai : le regroupement global au Bénin n’a jamais permis de gagner une élection dans une opposition. En 2011, l’Union fait la Nation a-t-elle gagné ? Non. Récemment, la grande coalition autour de Zinsou a-t-elle gagné ? Non. Et pourquoi vous voulez dire certaines choses ? On vous prépare déjà à vous donner un résultat. Non. Nous, nous ne sommes pas dans ça. Nous sommes dans l’objectif stratégique bien conçu, dans la logique de la satisfaction des besoins des populations. Les populations veulent des députés dignes de nom pouvant les représenter et débattre de leurs problèmes au parlement et non d’aller régler des problèmes de querelles entre tel ou tel.

La LEI est gérée par l’ANIP. N’y a-t-il pas de politique dedans ? Dites-nous un peu comment vous comptez avoir un regard là-dessus ?
Dans très peu de temps, nous allons faire parvenir au niveau de la presse, du gouvernement et des structures compétentes les propositions et observations que nous avons faites. Donc, il n’y a pas de problème.

Il y a un cap de 10% à affranchir pour les élections prochaines. Dites-nous comment l’opposition compte l’atteindre en rangs dispersés ?
Quelle certitude vous avez que l’Union Progressiste ou le Bloc Républicain ou bien les autres auront 10% ? Si vous n’avez pas de doutes sur les autres, pourquoi vous avez de doutes sur nous ? Allez demander au PRD, à MOELE. Si vous ne doutez pas de ceux-là, ne doutez pas de nous. Je n’ai jamais vu une presse poser cette question aux autres. C’est de ça qu’il est question. La certitude que nous allons gagner, c’est que nous aurons les 10%. Notre stratégie va tenir compte de ça. Ils sont deux, pourquoi vous ne demandez pas une fusion entre eux et que vous voulez que l’opposition se mette ensemble pour être victimes des fautes mineures et qu’on nous élimine tous ? Il n’y en aura pas. Nous aurons notre stratégie.





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