L’Union européenne au sujet de la représentativité des femmes au parlement : « Il faudrait introduire une discrimination positive dans le code électoral »

Arnaud DOUMANHOUN 23 juillet 2018

Les partenaires financiers et techniques, branche Union européenne, approuvent les tentatives en cours à l’Assemblée nationale pour améliorer la représentativité des femmes dans ce ‘’haut lieu politique’’, et dans les instances de prise de décisions en générale. A demi-mot, la représentante du chef de file de l’Union européenne l’a signifié ce jeudi 19 juillet, après avoir déploré, que le parlement béninois compte 7 femmes sur 83 députés, 3 femmes maires sur 77 communes, et 3 femmes ministres sur 21 membres du gouvernement. Comment nos sociétés peuvent-elles prétendre parachever la démocratie sans la participation et la représentation en politique de la moitié de sa population ?, s’est interrogée Véronique Janssen, conseillère politique, représentante du chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement du projet « Engageons-nous ! Pour plus de femmes en politique au Maroc et au Bénin ».
Une question légitime quand on sait que les femmes représentent plus de la moitié de la population béninoise, mais peu visibles sur la scène politique. « Le Maroc a enregistré ces dernières années des évolutions notables sur la représentativité des femmes, ayant adopté, à l’instar de la Tunisie et l’Algérie, le système des quotas comme mesure positive, qui va induire une augmentation du taux de participation féminine à la chambre des représentants de 17 21,5%, portant de 30 à 60 le nombre de sièges actuellement réservés aux femmes », a expliqué Véronique Janssen, avant de plaider pour « une discrimination positive dans le code électoral » afin que, dès les législatives de 2019, le taux représentativité des femmes passe de 8% à 17% à l’Assemblée nationale. Une ambition qui cadre avec la vision des acteurs politiques, qui fera objet de référendum, en vue d’un amendement de la Constitution pour une relecture du code électoral. Mais cette vision coïncide aussi avec les objectifs du projet : « Engageons-nous ! Pour plus de femmes en politique au Maroc et au Bénin » de plusieurs fondations politique européennes et instituts africains et en cofinancement avec l’Union européenne qui sera mis en œuvre au Bénin par l’Association béninoise de droit constitutionnelle (Abdc) et l’Institut pour la gouvernance et le développement (Igd) du Burkina-Faso.





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