Le grand virage pour la présidentielle de 2021 : -La Cena dévoile le calendrier électoral ce jour

Arnaud DOUMANHOUN 11 janvier 2021

Un tournant décisif. La question fait grands bruits à quelques mois de la présidentielle de 2021. Enfin dès demain, au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena), le top sera donné avec la délivrance des formulaires nominatifs de parrainage de candidat. Les privilégiés du moment sont des élus. Le ballet des députés et maires au siège de l’institution ayant en charge l’organisation des élections, du 12 au 31 janvier, devient ainsi l’antichambre de la bataille qui s’annonce autour du fauteuil présidentiel. Seuls les potentiels candidats qui parviendront à convaincre et recueillir l’avis favorable de 16 parrains seront sur la ligne de départ. C’est un challenge, surtout pour une opposition qui n’a de cesse de pleurnicher sur son sort car, aucune formation en son sein ne détient le nombre d’élus nécessaire pour la confrontation. Il faudra à tout prix compter avec la bonne foi les élus de la mouvance, mais aussi sur les fermes promesses de Patrice Talon pour assister à une véritable fête électorale. « Les aspirants candidats de l’opposition ont chanté tout le temps qu’ils ont le peuple avec eux. Nous les parrainerons afin qu’ils aillent convaincre les électeurs mais ils n’auront pas forcément notre soutien… », a déclaré hier sur la télévision Canal3, l’honorable Richard Allossohoun avant d’ajouter : « La compétition aura lieu. Le Chef de l’Etat l’a dit lors de sa tournée. Les candidats sont libres d’aller vers qui peut les parrainer. Dans le contexte actuel, nous ne pouvons pas soutenir tous ceux qui souhaitent être candidats... ». Ainsi, cette volonté affichée dans le rang de la mouvance, qui sera certainement matérialisée dans les actes, est soutenu par le contexte. Car, face à une opposition qui ne dispose pas en cette matière des moyens de sa politique, s’offre une mouvance en bon samaritain. Pourtant, rien n’est gagné d’avance. La plupart des élus évoquent la pertinence du projet de société des candidats. Une première épreuve à franchir. « La seule chose qui pourra me convaincre, c’est le projet de société de ce dernier face au candidat que je soutiens », a poursuivi l’honorable Richard Allossohoun. L’honorable Orden Alladatin a également ses exigences : « Je vais parrainer un candidat qui inscrit dans son projet de société, un retour intégral du droit de grève pour qu’on assiste encore à une paralysie des secteurs de l’éducation, de la santé, de la justice… ». C’est dire que ce ne sera pas du pain béni, même si au nom de la démocratie, l’opinion formule le vœu d’assister à une fête électorale dans le cadre de la présidentielle entre les différents courants. En attendant, chacun retient son souffle.





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