Le Porte-Parole du Gouvernement sur le dossier Fiyégnon1 et les 100 jours de TalonII

20 septembre 2021

Il est entendu par la presse que les 100 premiers jours d’un gouvernement servent de jauge pour apprécier la teneur ou la coloration générale de l’action qui se mène. Le président de la République, Patrice Talon a entamé son second mandat le 23 Mai 2021. Nous sommes à un peu plus de 100 jours, et il était plus utile pour nous, au bout de ces 100 premiers jours de revenir sur quelques actions menée qui montrent que nous sommes effectivement dans la dynamique d’un mandat social, comme l’a dit le Chef de l’Etat lors de son investiture. Sur quelles actions conviendrait-il de s’appesantir aujourd’hui ? Il n’a échappé à personne que le candidat Patrice talon a annoncé que, pour le mandat 2021-2026, si les Béninois lui renouvelaient leur confiance, il ferait en sorte de recruter 3000 agents de santé toutes catégories confondues, afin de renforcer le système de santé, la capacité de l’Etat à apporter des soins de santé aux populations béninoises. C’est pour tout le mandat. Mais vous avez dû noter que, dès les premières semaines, il a été organisé le concours de recrutement de 1.600 agents de santé. Et ce concours est arrivé déjà à son terme, les lauréats sont connus, les formalités de prise de service ont commencé. Voilà un chantier auquel personne ne dénierait son caractère social. De ceux qui sont reçus au concours, je suis convaincu que chacun de vous a un parent ou un ami qui fait partie du lot. Ceux qui sont admis sont des gens qui méritent leurs places dans la fonction publique, notamment dans le service de santé. Ils n’ont pas pu frauder pour réussir.
Toujours dans le secteur de la santé, en dehors de ces 1.600 agents, le Conseil s’est penché sur un autre programme dédié au secteur de la santé. Ce programme consiste à recruter chaque année, et sur 2 ans, 350 autres personnels de santé qui vont bénéficier d’une insertion dans le secteur sanitaire, et qui, au cours de leur contrat de 2 ans, vont bénéficier d’une dotation (un bonus) qui s’ajoute à une réserve constituée sur le salaire brut qui devrait leur être versé pendant les deux ans. A telle enseigne que, au bout des 2 ans, ils auraient eux-mêmes consenti quelque chose auquel va s’ajouter le bonus dont nous parlons. Cela va leur permettre, pour ceux d’entre eux qui voudraient faire de la spécialisation, d’aller le faire ou se mettre en groupe pour ouvrir des cliniques et unités de soin sur le territoire national. Donc à terme, ce seront environ 1050 agents qui vont s’ajouter aux 3.000 prévus par le gouvernement.
Toujours en termes d’emploi direct et décent, nous avons lancé le recrutement de 662 aspirants pour servir dans les lycées agricoles modernes à construire dans le cadre de la promotion de l’enseignement technique et la formation professionnelle. Si vous faites le point, au bout de 100 jours, vous pouvez voir le nombre d’emplois publics créés. On ne parle pas des emplois créés par divers chantiers ouverts et qui sont en cours d’exécution, mais des emplois publics décents directs que le gouvernement a créés. Cela renseigne sur la promesse tenue de faire du mandat en cours un mandat hautement social. Et ce n’est pas tout.
Pour le Président de la République, depuis 2016, la question de l’eau potable au profit des populations béninoises est au cœur de son action. Il faut rappeler que de 2016 à 2020, nous avons porté le taux de desserte en eau potable dans notre pays de 40 à 70%. Nous savons qu’il y a encore 30% des Béninois qui n’ont pas accès à l’eau potable. Et le Chef de l’Etat a pris l’engagement de couvrir les 30% restants d’ici 2023. Dans la perspective de la satisfaction des attentes de cette frange de la population qui n’a pas encore l’eau potable, je peux vous dire que, dès les premiers jours du nouveau mandat, un appel d’offre international a été lancé pour la réalisation de 95 systèmes d’adduction d’eau potable en milieu rural, lesquels vont impacter environ 1,3 millions d’habitants qui n’ont pas encore accès à l’eau potable. Ce processus est en cours. Le dépôt et l’ouverture des offres sont prévus pour le 11 octobre prochain. C’est vous dire que nous sommes pratiquement au bout du processus d’appel d’offre. Et si les offres sont ouvertes et que les lots sont adjugés, au plus tard à la fin de cette année, les chantiers seront ouverts. C’est une perspective à moyen terme. Toujours sur le plan de l’accès à l’eau potable, nous avons fait une action particulière dans l’Atacora. Autour de Kouarfa, il y a un dispositif qui ne satisfait plus actuellement tous ceux qui voudraient avoir de l’eau potable. Diligemment, une action a été engagée là aussi pour procéder à l’extension afin que 10.000 personnes aient aussi accès à l’eau potable en milieux ruraux.
Autres actions qu’on pourrait évoquer, nous avons tous connaissance du projet Arch. Et nous savons que sur le premier mandat, le temps des études a fait que nous avons réussi à mettre en œuvre la phase pilote avec 7 communes dans 3 zones sanitaires. Aujourd’hui, avec les 100 premiers jours écoulés, nous avons commencé l’extension de ce programme à d’autres communes, et je puis vous dire à ce jour que la commune de Cotonou fait actuellement partie des communes impactées par ce projet. Il va se poursuivre diligemment. Nous avons à ce jour fini de recenser les pauvres extrêmes et non extrêmes, la base de données est disponible. Donc, très bientôt, ceux des autres communes qui ne sont pas encore pris en compte le seront. Et dans tous les cas, l’année prochaine, l’assurance maladie devient obligatoire d’après la loi qui a été votée par l’Assemblée nationale, il va sans dire que la phase d’extension va avancer encore plus.
Vous avez noté que la saison des pluies fait quand même des dégâts et les eaux débordent dans certaines localités de notre pays. Le gouvernement n’est pas resté insensible face à cette situation. C’est ainsi que l’Agence nationale de la protection civile a reçu des dotations budgétaires de la part de l’Etat pour voler au secours de nos compatriotes qui sont en difficultés dans 38 communes sur les 77.
Toujours dans le domaine de l’assistance, il faut rappeler que la Covid-19 continue de faire des ravages. En 2020, nous avons apporté de l’assistance aux entreprises qui ont été frappées de plein fouet par les effets de la pandémie. Actuellement, le gouvernement a lancé une nouvelle saison d’assistance aux grosses, moyennes et petites entreprises de la place impactées par la Covid-19. Il s’agit des entreprises qui emploient entre 0 et 9 personnes pour les micro-entreprises, et entre 10 et 49 pour les moyennes. Cette deuxième saison de riposte aux effets socio-économiques de la pandémie va permettre à ces entreprises qui ont commencé déjà à renseigner la plateforme de bénéficier de l’assistance de l’Etat pour résister aux chocs de la pandémie. On pourrait s’en tenir à cela pour convaincre de ce que l’action sociale du gouvernement est en œuvre et que les bénéficiaires peuvent être rassurés. Ceux qui ne l’ont pas encore été peuvent savoir que leur tour viendra, même s’ils sont des catégories concernées.
Mais je ne quitterai pas sans m’attarder sur cette question d’actualité. Il s’agit de la libération d’un domaine public ou le relogement des personnes qui occupaient le domaine public notamment Xwlacodji et la Route des pêches côté sud. Vous avez dû relever que, dans un premier temps, le comité en charge du côté Sud de la Route des Pêches avait fait une mise en demeure aux occupants illégaux de libérer les lieux. Ce comité est descendu sur le terrain, sur instruction du Chef de l’Etat, pour discuter avec ces occupants. Le Chef de l’Etat a demandé au comité d’orienter autrement son action. Et tout cela a abouti à la décision que le Gouvernement a prise d’apporter une assistance financière aux pêcheurs. Le vieux village de Xwlacodji est concerné, mais aussi les pêcheurs installés du côté sud de la route des pêches. Cette assistance financière va s’ajouter à l’attribution d’un lopin de terre sur un espace identifié et en cours d’assainissement qui va les accueillir. Tout cela représente environ 3,5 milliards Fcfa à répartir entre ces personnes. Il s’agit de 853 unités d’habitations.





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