Législatives du 08 janvier 2023 : Place aux dossiers de candidature et à la caution

Angelo DOSSOUMOU 28 février 2022

La surprise est de taille. Alors que bon nombre d’observateurs et même des acteurs politiques s’attendaient à des votes en mars prochain pour le compte de la 9ème législature, ils ont été pris de court par la dernière décision de la Cour constitutionnelle. Ainsi, il a été retenu que ce sera le 8 janvier pour le prochain scrutin et le 12 février pour l’installation de la 9ème législature. De quoi réveiller de leur sommeil, les formations et acteurs politiques qui croyaient encore disposer d’un peu plus de temps. Mais non ! Dès janvier 2023, les ajustements en vue du couplage des élections législatives, communales et présidentielle à partir de 2026 entreront en action. Si cette nouvelle est diversement appréciée, il n’empêche qu’elle met les chapelles politiques et les potentiels candidats pour le Palais des gouverneurs à Porto-Novo en état de veille.
En effet, pour siéger au prochain parlement qui est celui de la transition avant l’avènement des couplages, les batailles dans les différentes circonscriptions électorales n’auront rien de comparables à celles de 2019. Car, les signes annonciateurs prouvent, d’ores et déjà, que la panoplie de choix sera plus grande sur le bulletin unique. Si le slogan qui résonne de plus en plus est tout sauf le regrettable match amical Br-Up d’il y a trois ans, il est donc clair que la participation des partis, des électeurs et des candidats serait plus massive. Ce faisant, la bousculade induit par un tel changement risque d’entraîner de belles empoignades. Ce qui est certain, à part les élus Br et Up qui siègent actuellement au parlement, pour ceux des partis qui réussiront à franchir les barrières de la présentation des dossiers complets de candidature dans toutes les circonscriptions électorales, le montant de la caution exigée à déposer, le quitus fiscal des candidats à jour puis réunir les 10% du suffrage exprimé, ce sera un retour gagnant ou une confirmation en ce qui concerne leur importance sur l’échiquier politique national.

Place au travail sur le terrain !
Avant tout ceci, c’est donc la course contre la montre pour se mettre à jour vis-à-vis de la législation en vigueur. Entre autres, les partis ont actuellement tout intérêt à définir les critères de choix des candidats à présenter circonscription par circonscription surtout en tenant compte de la nécessité d’avoir une femme en lice et de s’assurer que tous les pions sont à jour quant à leur dossier et ne constitueraient pas des pièges au parti. D’ailleurs, pour la petite histoire, il faut rappeler qu’en 2019, le Prd et Moele-Bénin se sont illustrés dans ce jeu de candidature-doublon.
Alors, pour éviter des surprises désagréables dans les dernières minutes, les partis politiques doivent non seulement s’entourer de toutes les garanties relativement aux dispositions légales mais aussi miser sur le cheval gagnant dans les 24 circonscriptions électorales. D’où, après la décision de la Cour constitutionnelle, une impérieuse accélération des partis politiques dans la gestion des contingences liées à leur participation aux législatives de 2023. Pour l’instant, depuis que les sept sages ont sonné l’alerte du rappel de l’imminence de l’échéance des législatives de 2023, les sommeils sont plus légers du côté du Br, de l’Up, de la Fcbe, de Les Démocrates, du Prd et de toutes les chapelles désireuses d’être représentées dans le prochain hémicycle. Enfin, pour les partis et les potentiels candidats jusqu’ici passifs, la récréation est terminée, place donc au travail sur le terrain.





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