Les propos liminaires de Patrice Talon lors de la séances avec les syndicats : « La pauvreté n'a jamais été une fatalité pour quiconque »

7 décembre 2022

« Nous nous étions promis de nous revoir en Novembre. Mais le temps qu’on s’est donné pour rendre les copies n’a pas suffi. Mais mieux vaut tard que jamais. Nous avons été rattrapés tous par le problème auquel le monde est confronté. Nous devons nous rassurer que la situation globale, notre situation propre ne nous mettrait pas en difficulté longtemps. Il a fallu analyser notre situation propre autour du monde avec attention et faire des projections nécessaires avant de nous engager dans la ligne droite des propositions à faire pour le relèvement des salaires des agents publics. Une chose qui, une fois arrêtée, décidée et mise en œuvre, on ne peut plus faire demi-tour. Nous avons convenu de vous faire le point que j’ai présenté sur ce qu’il a été possible de retenir, soumettre et recevoir vos appréciations, vos suggestions et voir dans quelles mesures nous trouverons bien un consensus avant de soumettre tout cela au grand jury de demain mercredi, Conseil des ministres. Vous savez très bien que nous sommes confrontés, l’Etat , nous tous ensemble et principalement l’équipe gouvernementale qui a la charge de gérer pour l’intérêt général nos ressources à nous tous pour aux problèmes d’infrastructures, de formation, de santé, d’insécurité, d’emploi mais comme tout cela n’exclut pas le quotidien de chacun, le pain quotidien, il est tout à fait normal que dans l’assiette, pour la répartition des ressources publiques, nous tenions compte de ce qu’il faut faire pour améliorer le quotidien de chacun sans renoncer à ce qui concerne notre vie à nous tous et détermine notre évolution et la sortie de la pauvreté. Il y a des investissements et si on ne les fait jamais, nos enfants, nos petits-enfants et nos arrières petits-enfants vont subir le même sort que nous, une pauvreté sans fin. Malheureusement c’est ce qui semble caractériser nos pays d’Afrique. Nous le savons très bien. Ce n’est pas une fatalité. La pauvreté n’a jamais été une fatalité pour quiconque. Que ce soit pour les individus, que ce soit pour les communautés. Ce qui fait qu’on s’installe dans la pauvreté, c’est quand on refuse de faire les efforts nécessaires, on refuse de consacrer le qu’on a à nous développer. Quand on consomme le peu qu’on a, on vit dans la pauvreté éternelle. Nous aurons fait un choix différent, nous observons que cela porte ses fruits et le dilemme de pouvoir garder le Cap tout en permettant à chacun de se sentir concerné en son temps par les fruits de nos efforts communs ».





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