Loi de finances, gestion 2022 : Adidjatou Mathys défend 7,190 milliards Fcfa pour le ministère du travail

Karim O. ANONRIN 16 novembre 2021

La Ministre du travail et de la fonction publique, Adidjatou Mathys, était ce lundi 15 novembre 2021 devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Ceci, dans le cadre de l’étude en commission de la loi de finances, gestion 2022 qui prend en compte le budget général de l’Etat, exercice 2022. Pour son département ministériel, Adidjatou Mathys a présenté aux membres de ladite commission, un projet de budget de 7 milliards 190 millions Fcfa environ contre 7 milliards 228 millions Fcfa environ en 2021 soit une légère baisse de 0,54%. Selon elle, il s’agit d’un projet de budget qui permettra au ministère du travail et de la fonction publique de poursuivre les actions menées depuis un certain temps dans le cadre de l’exécution du Programme d’actions du gouvernement (PAG) et qui sera renforcé par le Programme d’actions du gouvernement pour le second quinquennat 2021-2026. De façon spécifique, il s’agira de renforcer les capacités du ministère, de poursuivre la dématérialisation des actes des carrières des agents de l’Etat, et d’améliorer la situation des retraités pour qu’ils puissent commencer à jouir de leur cotisation de retraite juste après leur admission à la retraite. La Ministre Adidjatou Mathys n’a pas pris congé des députés sans répondre à leurs différentes préoccupations.

Extrait de la déclaration de la Ministre Adidjatou Mathys
« Je viens de défendre le projet de budget 2022 du ministère du travail et de la fonction publique qui s’établit à 7 milliards 190 millions Fcfa environ contre 7 milliards 228 millions Fcfa environ en 2021 soit une légère baisse de 0,54%. Le projet comporte en grande partie les dépenses ordinaires et les dépenses en capital. Pour l’année 2022, nous allons poursuivre l’exécution de nos projets notamment le projet de renforcement des capacités du ministère et le projet d’appui à la réforme de l’administration publique et sa modernisation. Mais pour compter de 2022, nous allons ajouter un troisième projet, un vaste projet que nous proposons au Programme d’actions du gouvernement (PAG 2) qui, s’il était retenu, va rationnaliser la gestion des ressources humaines de l’Etat depuis le recrutement jusqu’à la paie. Ce sera un grand projet qui permettra de nous doter de grands outils de travail de dernière génération. Ce que nous faisons jusque là, c’est avec le personnel du ministère et les informaticiens. Nous avons besoin de pérenniser cela dans ce nouveau grand projet qui sera partiellement financé par l’Union Européenne. Au titre de l’année 2022, nous allons donc poursuivre les réformes que nous avons engagées jusque là à savoir : la dématérialisation des procédures notamment en ce qui concerne la gestion des actes de carrière des agents de l’Etat, la dématérialisation du processus de mise à la retraite pour permettre au retraité de bénéficier de sa pension, le premier mois qui suit celui de son admission à la retraite. Le Chef de l’Etat en fait vraiment un point d’honneur et nous travaillons nous-mêmes énormément là-dessus. Il est question de déconcentrer la plateforme de gestion des ressources humaines que nous avons au niveau du ministère. Nous avons déjà déconcentré cette plateforme au niveau de cinq ministères. En 2022, nous allons poursuivre l’installation de ces plateformes au niveau des autres ministères et au niveau des institutions de la République (...)

-Les préoccupations des députés
(...) Au niveau des députés, il y a eu plusieurs préoccupations. Il y a d’abord la préoccupation relative à la pyramide actuelle du personnel de la fonction publique. C’est une pyramide inversée où on constate qu’il y a aujourd’hui plus de cadres que de personnel d’exécution et de personnel d’application. J’ai essayé d’expliquer qu’entre autres, c’est surtout les formations tous azimuts qui ne respectent aucune norme qui justifient cet état de choses. Avec l’adoption très prochaine du document de politique de la formation continue des agents de l’Etat, cette situation va s’inverser au fur et à mesure. Ensuite, ils ont posé le problème des pensions au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) afin que la CNSS suive le rythme de l’administration centrale. J’ai répondu que la CNSS est à pied d’œuvre avec l’informatisation, le projet de mise à jour des dossiers des employeurs et des employés et que d’ici trois mois au maximum, la même tendance va s’observer au niveau de la CNSS. Le problème des aspirants a préoccupé les députés. J’ai essayé de répondre que l’Etat n’a pas assez de moyens pour faire face aux besoins de l’éducation de nos enfants. Nous disons ’’tous les enfants à l’école’’ et le gouvernement a trouvé le moyen pour recruter les enseignants même si ce n’est pas le recrutement dans la fonction publique et fait ce qu’il peut pour que l’école puisse tourner. Il y aura bientôt un bilan au niveau de la gestion des aspirants pour l’améliorer. Il y a aussi eu des préoccupations relatives aux Objectifs pour le Développement Durable (ODD). Quelles dispositions nous prenons pour l’atteinte des ODD pour qu’à l’échéance 2030, nous puissions réaliser les ODD numéro 8 concernant le travail et les ODD numéro 16 concernant l’accès équitable des populations aux institutions de la République. Nous leur avons parlé du travail que nous sommes en train de faire... »
Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN





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