Lutte contre la criminalité faunique : 15 trafiquants d’ivoires écopent de condamnation ferme

La rédaction 27 août 2018

La justice a de nouveau prouvé sa détermination à accompagner la lutte contre la criminalité faunique. Des dix-sept (17) trafiquants interpellés qui ont été fixés sur leur sort en juillet 2018, quinze (15) ont écopé d’une condamnation ferme au regard des dispositions de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Tous ont été appréhendés en flagrant délit de détention et de commercialisation illégale de trophées d’éléphants, une espèce intégralement protégée par la loi au Bénin.
Durant le mois de juillet, le tribunal de Parakou a ouvert le bal avec trois (3) des cinq (5) trafiquants condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Les prévenus sont condamnés solidairement à une amende de 500.000 francs Cfa, et au paiement à l’Etat béninois de la somme de 14.000.000 de francs Cfa à titre de dommages-intérêts. Le tribunal de première instance de Cotonou pour sa part n’a accordé aucune faveur aux six (6) trafiquants d’ivoires qui ont défilé devant le juge en charge du dossier. Tous ont été condamnés à trois (3) mois d’emprisonnement ferme. Chacun des trafiquants doit payer une amende de 50.000F Cfa. Ils sont tous condamnés à 5.000.000F Cfa de dommages-intérêts. Le tribunal de Ouidah a rendu sa décision le 23 juillet 2018 pour une affaire pendante depuis décembre 2017. Là également, les six (6) trafiquants concernés ont été tous condamnés à 24 mois d’emprisonnement ferme. Chacun d’eux doit payer 500.000F Cfa d’amendes. Les six (6) prévenus dont un roi, sont condamnés à 10.000.000F Cfa de dommages-intérêts. S’agissant du dossier de Ouidah, les trafiquants sont toujours en liberté. Il urge que les structures compétentes retrouvent ces hors-la-loi pour qu’ils aillent purger leurs peines et payer les amendes, dommages-intérêts, car force doit rester à la loi.
Il faut signaler qu’outre les peines privatives de liberté, ces quinze (15) trafiquants doivent payer plus de trente millions de francs Cfa dans les caisses de l’Etat pour avoir porté atteinte à la biodiversité et tués des éléphants pour lesquels le gouvernement investit dans la protection.
Ces décisions de justice renforcent la lutte que mène le gouvernement Béninois avec l’appui technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et Flore au Bénin (Aalf-Bénin). Les activistes de la nature qui prennent la défense de la faune sont plus que jamais décidés à mener la croisade pour la préservation des espèces menacées d’extinction.





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