Mercato politique pour le prochain parlement : L’opposition ne fait plus bonne recette

27 septembre 2022

Pas besoin d’un dessin pour s’en rendre compte. Plus les législatives du 8 janvier prochain se rapprochent, plus l’opposition au régime Talon se fissure. A part la Rlc de Iréné Agossa et la Fcbe qui ont relevé le pari de la fusion, les autres partis qui se réclament de l’opposition ont du mal à regarder dans la même direction en vue de faire face aux deux grands blocs de la mouvance présidentielle que sont l’Upr et le Br. Conséquence, depuis peu, ce qui était de l’ordre de l’impossible devient subitement possible avec la Lna de Théophile Yarou plutôt jusqu’ici plus proche de l’opposition qui fusionne avec l’Upr.
Dans la même veine, les signaux sont presque au vert pour le ralliement de la Dud de Valentin Aditi Houdé probablement d’ici les prochaines heures à l’Upr ou au cas contraire au Br. Là aussi, il sera question d’un changement de cap pour un parti qui, dès sa naissance, avait pris le pari de l’alternance au régime Talon. Mais, l’eau a coulé sous le pont et, sans doute, lassées d’attendre une dynamique qui, dans le contexte actuel, ne peut se traduire que par un regroupement des forces de l’opposition dans un grand creuset, la Lna et la Dud ont plutôt préféré aller voir si ailleurs, l’herbe est plus fraîche. De toute évidence, la Fcbe et ‘‘Les Démocrates’’ sensés donner la réplique à l’Upr et au Br de la captation des petits partis de l’opposition en leur sein sont en train de montrer au cours de ce mercato politique qu’ils ne font pas bonne recette. Du moins, pendant que les deux blocs de la mouvance présidentielle engrangent des points et enregistrent des ralliements pas du tout gagnés d’avance sur la route qui conduit aux législatives du 8 janvier, les deux grands partis de l’opposition en perdent à leur profit.

Attention aux aventuriers solitaires !
A ce rythme et quand on sait qu’au sein des partis se réclamant de l’opposition, nul ne veut, du moins pour l’instant, s’acoquiner avec ‘‘Restaurer l’espoir’’ de Candide Azannaï, il ne reste à part le Mpl et le Gsr, donc presque plus rien à prendre par la Fcbe et ‘‘Les Démocrates’’. C’est dire que dans la perspective des prochaines législatives, l’opposition à travers les deux partis phares qui la représenteront n’aura pas la tâche facile devant les deux blocs de la mouvance présidentielle qui n’ont pas fini de se renforcer.
D’ailleurs, rien ne dit que le Mpl ou le Gsr n’emboîteront pas le pas à la Lna et à la Dud surtout que non seulement ‘‘Les Démocrates’’ et la Fcbe ne font pas bonne recette sur le marché des ralliements mais semblent financièrement peu outillés pour faire face aux deux grandes machines du camp présidentiel. Devant de tels schémas, l’Udbn, Moele-Bénin, Fnm, Gsr, Mpl et autres partis encore en rade que ça soit de la mouvance ou de l’opposition, doivent savoir à quoi s’en tenir. Sur la route du prochain parlement, les places seront chères pour les aventuriers solitaires. L’histoire des 10% est là pour le leur rappeler au moment opportun.





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