Mise en œuvre du PAG : Des avancées qui redonnent espoir trois ans après

Isac A. YAÏ 18 décembre 2019

Trois ans, c’est peu pour développer un pays et se positionner au rang des destinations prisées. Mais trois ans, c’est aussi assez suffisant pour poser des jalons de ce renouveau dont rêve tout un peuple. Et les actions menées dans la mise en œuvre du Programme d’actions du Gouvernement ne sont pas loin de cette réalité. Certes, il faut encore des efforts considérables pour concrétiser les ambitions contenues dans ce document stratégique lancé le 16 décembre 2019, mais des avancées, notamment sur le plan des infrastructures, de l’eau et de l’énergie méritent une attention particulière.

L’asphaltage, la grande attraction

S’il y a une chose qui retient l’attention dans les principales villes, ce sont les travaux d’asphaltage en cours. Dans les 9 villes prises en compte par le projet, se dessine des réseaux routiers métamorphosés à bien d’endroits. Bien que les travaux aient été retardés par les études après la libération des espaces publics, une fois lancée, les premiers chefs-d’œuvre soulagent déjà les populations. Le point fait récemment donne 56% d’avancement physique. Avec une menace de résiliation de contrats, les entreprises qui traînent les pas ont désormais la pression pour respecter les délais, tout en veillant à la qualité. Et si tout va comme prévu, les habitants des villes bénéficiaires pourront jouir de la concrétisation du Pag sur ce plan. Mieux, les problèmes d’assainissement pluvial à Cotonou et environs pourraient en partie y trouver des solutions. La modernisation du réseau routier à l’intérieur du pays se poursuit à grande vitesse pour faciliter les transports.

Des pas importants vers l’accès universel à l’eau

Ici, les lignes ont aussi bougé en trois ans pour l’accès universel à l’Eau Potable dans les zones rurales et urbaines en 2021. Plusieurs travaux ont été menés pour la construction de nouveaux systèmes, le renforcement, la réhabilitation et l’extension des infrastructures existantes. Tout ceci a été suivi de la mise en place progressive de modes de gestion professionnalisée. Près de 500 milliards de FCFA ont été mobilisés à cet effet. En zone urbaine, la dynamique est pareille. La population desservie en milieux urbain et périurbain devra ainsi passer de 3,07 millions à fin 2018 à 5,9 millions à fin 2021. Mais déjà, l’eau coule à flots, dans les localités où jadis il faudra parcourir des kilomètres pour avoir le peu. C’est le cas du département des Collines où le phénomène des bidons jaunes se conjugue au passé.

La bataille de l’énergie

La conquête de l’autonomie énergétique est permanente. Mais beaucoup de chemins ont été parcourus ces deux dernières années pour arriver au bout. Désormais, avec la centrale 127 MW de Maria Gléta et la réhabilitation des groupes qui produisent 30 MW, la stabilité revient. 75.000 compteurs ont été aussi réceptionnés par la Sbee pour répondre aux demandes de raccordements.
Des avancées ont été notées dans les autres secteurs, dont l’agriculture où le Bénin marque des points en matière de production cotonnière et céréalière. Sauf qu’il faut accroitre la résilience, aussi bien contre le changement climatique que face à des situations comme la fermeture des frontières.





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