Mois de janvier pour les scrutins au Bénin : Une fête dans les fêtes, une vision à pérenniser

Angelo DOSSOUMOU 1er mars 2022

Noël, 1er janvier et dans les années électorales à venir au Bénin, une autre fête avec les électeurs qui seront appelés à élire leurs candidats dans les urnes. Du moins, c’est désormais à quoi il faut s’en tenir après les réformes opérées sur les lois électorales et le couplage qui verra les scrutins se tenir dans la deuxième semaine du mois de janvier comme l’a rappelé la Cour constitutionnelle dans sa dernière décision. Un peu comme un prolongement des fêtes en une période de synthèse et où les esprits sont plutôt détendus, le législateur a, sans doute, pensé que c’est le moment idéal pour non seulement un bon arbitrage des électeurs mais aussi, une compétition sans animosité des acteurs politiques. Peut-être aussi que le législateur a voulu qu’aussitôt l’année civile démarrée, les dirigeants que le peuple aurait souhaité voir le conduire puisse dès lors tenir les gouvernails du navire Bénin.
De toute façon, du mois de mars habituel voire d’avril pour la convocation du corps électoral pour celui de la deuxième semaine du mois de janvier, il y aura forcément des éléments nouveaux dont la classe politique doit tenir compte. Déjà, une campagne pendant cette période, généralement consacrée aux libéralités et à rester en famille, viendra changer beaucoup d’habitudes. Car, malgré le caractère sacré de passer les fêtes de fin d’année en famille, ce n’est pas évident pour un acteur politique, devant l’enjeu d’une élection, de prendre quelques jours de repos durant la campagne électorale pour sacrifier à cette tradition. De même, pendant les années électorales, le risque est grand d’avoir plus de ‘‘Papa Noël’’ qu’il n’en faut pour les enfants. A priori, d’aucuns diront tant mieux ! Mais, la corruption électorale que le législateur a essayé de circonscrire avec l’interdiction des libéralités et autres ne peut que trouver un chemin détourné pour se remettre en selle. Cependant, la vision qui importe et qui doit pouvoir rimer avec ce choix de la deuxième semaine du mois de janvier pour l’organisation des élections couplées au Bénin, c’est la culture de la paix avant, pendant et après les élections. Enfin, l’idée est déjà là. Il dépendra de chacun et de tous qu’il en soit toujours ainsi.





Dans la même rubrique