Obtention du récépissé définitif par les Fcbe : Prédictions problématiques pour des cauris fragilisés

Angelo DOSSOUMOU 26 septembre 2019

C’est signé et délivré. Le récépissé définitif obligatoire pour officiellement avoir le statut de parti politique a été enfin obtenu par les Fcbe. Dans une ambiance pour le moins tendue dans la famille des cauris, cette pièce tombe et ouvre la voie soit au durcissement des positions soit à la réconciliation des protagonistes autour de la procédure d’obtention du récépissé définitif. De toute façon, l’aile Paul Hounkpè et Théophile Yarou, détentrice du précieux sésame, n’a que faire des jérémiades de leurs camarades de lutte qui sont, entre autres, Alassane Tigri, Eugène Azatassou et Nourénou Atchadé. Pour les premiers, l’objectif est atteint et l’heure est au rassemblement pour les défis à venir. Erreur, les contradicteurs au sein du parti Fcbe refondé ne l’entendent pas de cette oreille. Contre une obtention à leur avis âprement négociée, ils font front soi-disant pour balayer une compromission qui, à la longue, mettrait les cauris en lambeaux.
Mais, de deux choses, l’une. Dans la dynamique du clan Hounkpè-Yarou, l’essentiel est sauvé et il urge de faire table rase des démarches, fussent-elles solitaires ou non mais qui ont facilité la conquête du papier libérateur. Car, sans ça, au grand jamais, on ne parlerait des Fcbe sur la ligne de départ d’une élection. Pourtant, à des fins qu’on ignore, les jusqu’au-boutistes faisaient feu de tout bois pour que la situation de non légalité du parti reste en état. Dans ce combat entre raison et délire, heureusement qu’en dépit des caricatures, des invectives de toutes sortes, le positivisme avec son récépissé définitif avance.

Avenir incertain pour Fcbe en difficulté
Maintenant, étant donné que le leader charismatique des cauris a semblé pencher du côté de ses lieutenants contestataires, il est à se demander ce qu’il adviendra d’un parti plus que divisé autour d’une bonne cause. Sans un Boni Yayi en arbitre ou en rassembleur, les lendemains des Fcbe forts et unis contre le pouvoir en place sont incertains. En tout cas, à moins qu’il ne sonne au plus tôt le glas de la division, c’est bien parti pour un renoncement à une étiquette qu’il a contribué à consolider durant ses dix ans à la tête de l’Etat. C’est dire qu’après le récépissé définitif délivré, devant deux options, les Fcbe notamment l’aile très pro Yayi se trouvent actuellement. De toute manière, sans leur emblème et sans la bénédiction de Hounkpè et de Yarou, la tâche ne leur sera pas facile.
Pour finir, que ça soit avec ou sans les contestataires, les Fcbe existent désormais et peuvent concourir pour les prochaines joutes électorales. D’ailleurs, s’il y a un camp qui doit rentrer dans les rangs pour déjouer les pronostics de leurs détracteurs, c’est celui regroupant Alassane Tigri, Eugène Azatassou et Nourénou Atchadé et bien évidemment Yayi. Autrement, ces caciques de l’ancien régime seront obligés de s’engager à nouveau dans un combat fou non seulement contre la justice mais leurs camarades de parti. Et là, difficile de savoir ce que l’avenir leur réserve.





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