Occupation du champ politique par l’Up, le Br et la Fcbe : Après le financement public d, grandes attentes autour des débats d’idées

Angelo DOSSOUMOU 27 décembre 2021

Encore de l’argent pour l’Up, le Br et la Fcbe. Au titre du second semestre de l’année 2021, ces trois formations politiques disposant des élus dans les Conseils communaux et à l’Assemblée nationale ont reçu le mercredi 15 décembre dernier des mains de la Cena leur chèque. Si la répartition de la cagnotte n’a pas été officiellement communiquée, il est à noter que cette deuxième tranche après celles de la première en novembre dernier a rapporté 129 millions à la Fcbe d’après Abdel Aziz Brisso Yarou, le trésorier général du parti. Une somme un peu similaire à celle octroyée lors de la première tranche qui a vu l’Up récolter 590 519 964 de Francs Cfa, le Br 505 492 844 Fcfa et la Fcbe 103 537 192 de Francs.
Mais pour l’instant, toute cette manne financière récoltée par les partis qualifiés et consécutive à un dialogue politique et à la nécessité d’assainir le financement de la vie politique nationale, est loin d’impacter positivement le débat d’idées notamment autour des grands sujets d’intérêt national. Si la bonne gestion des fonds alloués est un impératif pour le législateur d’où il est prévu que tout manquement à la bonne gestion entraîne automatiquement la perte du bénéfice du financement, il n’empêche qu’après les deux tranches de financement public des partis reçues par l’Up, le Br et la Fcbe, il y ait encore beaucoup à redire sur la qualité en ce qui concerne l’animation de la vie politique.
A quelques jours d’une année préélectorale et donc dans l’urgence de gagner le cœur des électeurs en vue d’avoir en 2023 une bonne représentativité au Palais des gouverneurs, il serait curieux qu’avec ces financements gagnés par les trois partis politiques à savoir l’Up, le Br et la Fcbe, il n’y ait pas dans les toutes prochaines semaines, un regain d’activités sur le terrain politique. Car, même si comparaison n’est pas raison, sans ces financements publics, la scène politique béninoise était plus active et la démocratie faite de débats d’idées présentait un meilleur visage. Quand on sait que les centaines de millions récoltés par les trois partis doivent être un bonus dans l’atteinte de cet idéal, laisser malgré les efforts du contribuable, les observateurs de la vie politique nationale sur leur faim serait tout simplement impardonnable. Alors, puisque jusqu’ici, ça dort encore profondément, il est à espérer qu’après cette deuxième tranche du financement public des partis politiques et à l’orée des législatives de 2023, il y ait du mieux surtout relativement au volet des débats d’idées. Autrement, le contribuable serait en droit de se demander le pourquoi de ces millions octroyés aux partis censés éclairer des lanternes et malheureusement sans des résultats probants. Alors, aux bénéficiaires de démontrer enfin par leurs proactivités sur le champ politique, la justesse de ce financement public. L’attente se fait déjà très longue.





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