Parrainage des élus dans la course à la présidentielle : Un défi majeur à relever par l’opposition

Moïse DOSSOUMOU 15 novembre 2019

Les contempteurs du régime de Patrice Talon ne sont pas au bout de leurs peines. Exclus des législatives d’avril 2019 pour défaut d’obtention du certificat de conformité de leurs partis respectifs à la charte des partis politiques, il leur faut maintenant batailler dur pour conquérir le maximum de sièges au sein des conseils municipaux et communaux au terme des élections municipales, communales et locales de 2020. Déjà que l’opposition au gouvernement de Patrice Talon est réduite à une peau de chagrin, il lui faudra séduire les électeurs pour tirer son épingle du jeu afin de présenter tout au moins un candidat à la présidentielle de 2021.
Désormais, les règles du jeu sont un peu plus corsées. Pour être candidat à la présidentielle à partir de 2021, il faut obtenir la caution des élus parlementaires et/ou communaux notamment des maires. Le nouveau code électoral le dispose expressément. « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou de vice-président de la République s’il… n’est dûment parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble des députés et des maires ».
Cette exigence légale vient davantage fouetter la réactivité des membres de l’opposition qui, quelles que soient la pertinence de leurs récriminations, sont obligés de se jeter à l’eau pour espérer constituer une alternative crédible. C’est maintenant que le plus dur commence pour eux. La classe politique qui ne partage pas les actions du gouvernement a du pain sur la planche. Faire élire le maximum de maires dans ses rangs, telle doit être sa préoccupation.





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