Polémique autour du parrainage : Orounla donne la version du gouvernement

17 février 2021

« …En attendant la décision de la Cour constitutionnelle, il est important que le gouvernement se prononce sans pour autant rentrer dans la polémique », a déclaré hier, le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla. A la faveur d’une conférence de presse à la salle de conférence du ministère des affaires étrangères, il a tenu à apporter quelques clarifications sur la polémique de l’heure, relative au parrainage pour le compte de la présidentielle du 11 avril prochain. Au dire de Alain Orounla, les responsables du parti politique Les Démocrates ont rejeté jusqu’au bout le parrainage, et la déclaration de la candidate Reckya Madougou serait en contradiction avec celle du président du parti, Eric Houndété. « Aucune démarche n’a été menée par les responsables de ce parti pour aller à la recherche du parrainage. Ils ont même affirmé jusqu’à la date du 4 février, qu’ils n’en voulaient pas alors que cette question aurait pu être réglée en amont », a affirmé le porte-parole du gouvernement.
A juste titre, il soutient que : « Même si le chef de l’Etat s’était activé pour recueillir les 16 parrains, les Démocrates ne l’auraient pas accepté, parce que les responsables du parti ne voulaient pas adhérer à la réforme du système partisan et au Code électoral ». Pour Alain Orounla, la preuve en est encore que, quand des candidats issus de leur rang ont mené la démarche pour décrocher les parrainages nécessaires, ils ont été purement et simplement sanctionnés par le parti.
Il fait aussi remarquer que le parti de l’opposition, la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui s’est engagé dans la course pour la présidentielle du 11 avril prochain, a obtenu sans difficulté les parrainages requis. Il en conclut que les Démocrates n’ont pas voulu aller aux élections. Pour lui, le parti Restaurer l’espoir de Candide Azannaï qui se réclame de l’opposition est resté cohérent, en ne menant aucune démarche pour prendre part aux élections, parce que s’opposant aux réformes. Pour Alain Orounla, le gouvernement a joué sa partition, conformément aux engagements pris par le chef de l’Etat, lors de sa tournée nationale de reddition de comptes dans les 77 Communes, de tout mettre en œuvre pour des élections inclusives.





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