Porte-parole du gouvernement : « On peut substituer le vaccin Astrazeneca à Johnson and Johnson »

La rédaction 9 septembre 2021

« Les compatriotes Béninois qui ont reçu une première dose d’Astrazeneca et qui n’ont pas encore eu l’occasion de se faire vacciner pour la seconde fois peuvent se basculer vers le vaccin actuellement disponible Johnson and Johnson ». C’est du moins ce qui ressort des explications du porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji en se prononçant hier sur la pénurie du vaccin Astrazeneca en République du Bénin. D’après les récentes explications du ministre de la santé, affirme-t-il, la science l’admet et cela a été expérimenté ailleurs. « Cela s’expérimente déjà chez nous avec efficacité. La science n’interdit pas de basculer d’un vaccin à un autre dans ce cas », précise-t-il. A l’en croire, le ministre de la santé va sans doute passer un communiqué pour l’indiquer encore formellement à toutes les personnes concernées. « Il n’y a donc pas péril en la demeure, a-t-il conclu. En réalité c’est un gros risque pour le gouvernement de passer une commande pour plus de 11 millions de Béninois. Car, les vaccins sont très fragiles et ont une durée de vie courte. Donc, il est plus responsable que les commandes se passent par lot.

Le gouvernement répond au Sg Noël Chadaré et aux acteurs du secteur de la santé
Les agents de santé qui ne veulent pas se faire vacciner se trompent de combat. Ils s’exposent à la Covid et à de hauts risques. En tout cas, dans sa déclaration hier, le porte-parole du gouvernement les a, une fois encore, invités à aller se faire vacciner pour préserver leur vie :
« Nous avons dit que la continuité du service public de la santé, dans ce contexte de pandémie, est telle que les agents relevant du secteur de la santé, soit du public ou du parapublic et du privé, sont astreints à l’obligation de se faire vacciner. Il est utile de dire aux syndicalistes que parce qu’ils sont des personnes responsables, le temps n’est pas à bander les muscles pour empêcher ou distraire leurs collègues d’aller se faire vacciner. S’il faut bander les muscles actuellement, ce serait précisément pour faire ensemble front contre la pandémie ». Selon ses explications, il convient de rassurer nos compatriotes et particulièrement les agents de santé qui ne sont pas perçus comme une mauvaise cible. « Le devoir du gouvernement c’est de garantir la continuité de ce service public de la santé, parce qu’ils sont très importants dans le dispositif. Sans eux, cela ne peut pas se faire. Il est de bon ton qu’ils se justifient objectivement et scientifiquement, qu’ils soient astreints à cette obligation de se faire vacciner afin de faciliter la continuité du processus », a ajouté Wilfried Léandre Houngbédji.





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