Poursuite de la tournée du chef de l’Etat dans les communes : Talon et les contacts, une soif au bonheur des populations

Angelo DOSSOUMOU 8 décembre 2020

Un appétit de plus en plus grand en mangeant. De la tournée du chef de l’Etat dans les communes du Bénin pour un bilan de ses actions à la tête de l’Etat et en vue de recueillir les doléances des populations, c’est l’impression qui se dégage. Et pour cause, de la prévision de 54 communes à visiter, l’actuel locataire de la Marina est sur la voie de parcourir l’ensemble des 77 communes du Bénin. La raison n’est pas à aller chercher loin. Les populations qui n’étaient pas prises en compte dans le premier agenda du chantre du Nouveau départ n’ont pas caché leur déception du fait de n’avoir pas été privilégiées. A ce sujet, des cris de cœur se sont fait entendre et sans doute, Patrice Talon qui croyait qu’après le tour de 54 communes, il aurait le pouls de sa gouvernance, n’est pas resté insensible aux différentes doléances. De son côté aussi, après être resté cloîtré à la Marina durant presque quatre ans sans toucher du doigt les réalisations à l’actif de sa gouvernance et recueillir les récriminations des populations, le président Talon s’est certainement laissé piquer par le virus du contact. Tant mieux.
A présent, la poursuite de la tournée lui donnera surtout une large vue de ce qu’il reste à faire pour le développement du Bénin. Car, tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. Sur un autre plan, cette poursuite arrachée par les populations non programmées au même moment que les 54 prévues au cours de la tournée du chef de l’Etat sonne comme une erreur d’appréciation des conseillers du premier magistrat. D’ailleurs, c’est du temps, de l’énergie et même de l’argent perdus par le chef de l’Etat et sa suite qui se voient désormais contraints de faire des retours sur le terrain alors qu’il en avait l’occasion. La preuve, être à Abomey la semaine d’avant et revenir à Bohicon la semaine d’après ou revenir du septentrion et y repartir sont des fautes évitables.
Mais l’essentiel, c’est de ne pas ménager les efforts pour écouter les populations. Manifestement, cette soif, Patrice Talon éloigné du terrain pendant ces quatre dernières années pour, selon ses dires, mieux se concentrer sur la planification du développement, l’étanche. Mieux vaut tard que jamais. Alors, au bonheur des populations qui s’impatientaient, il a décidé de marquer de sa présence et de communier avec elles pour un avenir radieux du pays dont il a la charge. En un mot, un lien se créé et vivement qu’il dure.





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