Présidentielle 2021 au Bénin : les 4 chantiers prioritaires du duo Kohoué-Agossa

La rédaction 30 mars 2021

« Le duo Corentin Kohoué et moi-même Irénée Agossa a fait le choix d’une alternance démocratique par les urnes. Notre option est de remplacer le système Talon par un système plus démocratique et plus en phase avec les aspirations du peuple. Nous avons constaté que le véritable problème qu’a créé ce système est le fait d’accentuer le manque de confiance. Donc le problème de confiance se pose à chacun de nous, entre nous et entre peuple et les institutions de l’Etat. Non seulement entre les institutions de l’Etat, mais entre le peuple et le chef de l’Etat. C’est pour cette raison que nous pensons qu’il faut absolument proposer à ce peuple la restauration de la confiance. La restauration de la confiance est l’élément capital qui nous permettra de consolider notre cohésion sociale et de maintenir les acquis de la démocratie.
Pour y parvenir, nous proposons aux Béninois un mandat de transition. Celui-ci devra nous permettre de remettre en place les lois consensuelles et une gouvernance publique apaisée et harmonisée si notre peuple nous accorde sa confiance. Notre mandat ne durera que le temps des réformes politiques et judiciaires nécessaires au retour de la confiance dans notre pays. Au terme de celui-ci qui va durer au plus trois ans et demi, nous organiserons une élection présidentielle qui permettra à notre pays de redémarrer sur des bases nouvelles et saines. Cette aspiration, nous l’avons traduite à travers un programme de société qui se décline en des points suivants :
Premier chantier : rassembler les Béninois pour trouver la confiance et consolider la cohésion. Il nous faudra libérer dès la prise de pouvoir les détenus politiques, motiver et encourager le retour au bercail des exilés politiques, dédommager systématiquement les victimes des violences des forces de l’ordre et de défense de 2019.
2e chantier : restaurer la démocratie. Il s’agira pour nous de convoquer dès 2022 la conférence nationale de restauration (CNR). Cette conférence sera une version améliorée de celle de 90. Elle devra permettre aux acteurs que nous sommes de nous parler à nouveau un langage de vérité et faire en sorte qu’il y ait un nouveau rayonnement dans le concept de notre nation. Nous allons auditer la liste électorale permanente informatisée et de manière consensuelle, organiser une élection référendaire en 2022. Par ce référendum constitutionnel, le peuple souverain sera consulté pour adhérer ou non aux résolutions qui sortiront des assises de la CRN 2022. Une nouvelle constitution, symbole de la confiance restaurée. Nous allons toujours axer nos actions sur cette confiance qui nous manque dans le pays. Organiser une élection générale en 2023.
A l’issue de cette élection générale où il y aura l’élection d’un nouveau président, nous allons déposer le tablier. C’est ça notre engagement. Et c’est ça le point important de la confiance. Nous sommes élus sur la base des textes que nous contestons et dès que nous allons rétablir les nouveaux textes et que notre pays serait réorganisé désormais sur la base de la confiance, nous allons déposer le tablier suite à une élection générale. C’est ce qui est nouveau dans notre programme et c’est cela que nous proposons pour aux Béninois.
3e chantier, nous allons rendre la justice indépendante et renforcer le système sanitaire. Nous allons absolument renforcer le système de santé à travers le système de détection du mal. Le problème, c’est d’avoir la chance de savoir ce dont on souffre quand on va à l’hôpital. Nous allons mettre un accent particulier sur cela.
4e chantier : renforcer la croissance économique. Il faudra faire face au chômage et au sous emploi. Nous allons systématiquement améliorer notre relation avec le Nigéria. Ce qui fera que le petit commerce va reprendre dans notre pays. Nous allons mettre fin au fait que notre pays soit en tierce détention par les emprunts obligataires. Nous allons ensuite initier une réforme sur l’hydrocarbure qui permettra à notre recette de retrouver le deuxième pilier important en ce qui concerne les recettes au niveau d’hydrocarbure. Ce qui nous permettra de coller tout au moins plus de 700 milliards de FCFA dans les comptes de l’Etat. Ceci va nous permettre de redonner un nouveau souffle à notre économie. Nous allons aussi mettre en place ce que nous appelons les fonds d’aide aux plus pauvres pour permettre la relance de la nouvelle consommation dans le pays.
Voilà des actions que nous allons mener pour permettre de lutter immédiatement contre le sous-emploi et le chômage. Nous allons encourager la modernisation de l’administration par le recrutement de 15 000 agents. Ce seraient des ingénieurs et des techniciens supérieurs en numérique. Nous avons un retard énorme dans ce secteur. C’est pour vous dire que le chômage et le sous-emploi seraient aussi une grande priorité au cours de ce mandat de transition. On ne pourra plus rien faire dans notre pays sans que cela n’aboutisse à la création de l’emploi. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. On ne peut pas faire des réformes qui vont créer du chômage. On ne peut pas faire des réformes et fermer les entreprises partout. On ne peut pas faire des réformes en créant la misère.
Nous sommes contre et c’est cela que nous proposons aujourd’hui en disant qu’il faut améliorer tout le contexte de l’économie nationale et permettre à ce que les Béninois se retrouvent. Oui ! nous allons faire en sorte que la formation soit en adéquation avec le marché de l’emploi. Et pour y parvenir, on ne doit pas avoir les entreprises qui sont dans cet état. Nous ne devons pas avoir le patronat qui soit dans cet état. Nous allons réorganiser le système patronal et faire en sorte que cette organisation nous propose alors ce qu’il faut pour le marché de l’emploi. Nous ferons en sorte que tout ce qui serait dans le cadre de la formation soit en adéquation avec ce marché d’emploi. Notre pays a besoin, bien sûr, de régler ce problème pour permettre à la jeunesse, et à tout le monde de s’en sortir.
Le dernier point, c’est l’énergie. On ne pourra rien faire sans l’énergie. La création de l’énergie à travers des micro-turbines à gaz et à travers aussi des turbines à gaz que nous avons installées dans la zone de Sèmè. C’est une erreur grave de continuer à vouloir produire l’énergie sur la base du fioul et des autres formes de carburant qui coûtent chers et qui font que nous n’avons pas aujourd’hui une énergie bonne et à moindre coût pour relancer le secteur agricole et les autres secteurs.
Vous avez le choix de continuer avec le système destructif actuel ou de choisir ce que nous vous proposons en votant le 11 avril prochain pour notre duo. Un duo qui vous permet d’aller maintenant vers un Bénin plus fort, un Bénin plus rayonnant qui va attirer désormais les investisseurs ».
(Réalisation : Banouto)





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