Présidentielle en Guinée Conakry : L’Ufdg de Cellou Dalein Diallo dénonce un hold-up électoral

Arnaud DOUMANHOUN 26 octobre 2020

Un coup d’Etat électoral. L’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) rejette les résultats de la présidentielle tels que proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le parti que préside Cellou Dalein Diallo indique que la Commission a validé les fraudes massives organisées après le scrutin du 18 octobre, notamment lors de la centralisation, et déclaré vainqueur Alpha Condé dès le premier tour avec 59,43% des suffrages exprimés.
« L’Ufdg et ses alliés rejettent catégoriquement ces faux résultats et appellent les populations à se mobiliser pour défendre, par tous les moyens légaux, la vérité des urnes qui donne leur candidat vainqueur avec 53,84% », peut-on lire dans le communiqué signé par la Direction nationale du parti le 24 octobre 2020. Selon un message de Cellou Dalein Diallo en date du 22 octobre, la compilation des procès-verbaux des bureaux de vote, dont les copies ont été transmises immédiatement par voie électronique au QG de son parti atteste de sa victoire au terme de ce scrutin du 18 octobre. Il fait observer qu’Alpha Condé, se rendant compte de sa défaite et ne voulant pas renoncer à son troisième mandat, a décidé de faire modifier les résultats issus des urnes. D’où, les substitutions et falsifications massives de PV opérées, l’élimination arbitraire et des disparitions inexplicables de certaines compilations favorables à l’opposition.
Il faut noter que les mouvements de contestation des résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont essuyé de violentes répressions policières faisant plusieurs morts dans le pays. Le domicile du président du Parti, Cellou Dalein Diallo est resté encerclé depuis le mardi 20 octobre par des agents en uniforme. Face à ce hold-up électoral qu’il dénonce, l’Ufdg entend saisir la Cour constitutionnelle pour rétablir son candidat dans ses droits. « L’Ufdg et ses alliés de l’Alliance nationale pour l’Alternance et la démocratie (Anad) ; sans se faire d’illusions, saisiront la Cour constitutionnelle avec les preuves irréfutables issues des bureaux de vote, c’est-à-dire avant toute manipulation ou fabrication des faux PV, avant et pendant les centralisations ». Déjà, une mission diplomatique internationale est mise en branle pour un dégel de cette crise post-électorale.





Dans la même rubrique