Processus électoral législatif inclusif en 2023 : Les partis politiques unanimes sur la question

Moïse DOSSOUMOU 9 mai 2022

Ils sont unanimes sur la question. Aucun parti politique ne souhaite une résurgence de la crise qui a secoué le personnel politique et l’ensemble du pays lors des législatives de 2019. En effet, cette année-là, au lendemain de l’effectivité de la réforme du système partisan, c’est seulement deux partis nouvellement créés, qui plus est, acquis à la cause du gouvernement, qui ont été autorisés à participer à ces élections. Les autres, écartés pour diverses raisons administratives, ont subi la dureté de la loi. Cela avait créé des situations conflictuelles qui ont failli paralyser tout le pays. Quatre ans après, plus personne ne souhaite revivre ces tourments. L’opinion l’a d’ailleurs constaté ces jours-ci.
Qu’elles soient de la mouvance présidentielle ou de l’opposition, les formations politiques accordent leurs voix pour que ces tensions ne soient plus ravivées. Reçues du 25 avril au 04 mai dernier à Grand-Popo par le Médiateur de la République, les 14 délégations de partis politiques ont exprimé leurs recommandations et suggestions pour un processus électoral inclusif. Si des divergences d’approches ou de sujets sont notées dans les requêtes de chaque groupe, il faut retenir qu’ils sont tous d’avis pour que les législatives à venir soient ouvertes afin que tous les partis politiques qui souhaitent compétir le fassent. L’objectif étant de participer à la décrispation politique afin que la sombre page des soubresauts électoraux soit fermée. Dans la foulée à Grand-Popo, quelques propositions ont été formulées.

Des propositions pêle-mêle
Pour certains partis qui ne bénéficient pas du financement public, le souhait est que des aménagements légaux soient institués pour revoir sensiblement à la baisse le coût de la caution électorale afin qu’il soit à la portée de tout le monde. En soi, le montant institué est déjà un blocage pour certaines formations politiques. Raison pour laquelle, elles souhaitent que le législateur soit plus souple à ce niveau.
La question la plus pernicieuse qui donne le tournis aux partis, c’est l’exigence d’obtention des 10% au moins des suffrages pour siéger à l’Assemblée nationale. Le Parti du renouveau démocratique (Prd) et Restaurer la Confiance (Rlc) sont notamment allés dans ce sens en proposant des assouplissements. La finalité étant que plusieurs courants de pensées à savoir l’opposition et la mouvance présidentielle soient représentés au palais des gouverneurs pour le compte de la 9ème législature.
D’ores et déjà, le Médiateur de la République qui a échangé avec les parties prenantes et reçu toutes ces propositions a du pain sur la planche. Il lui revient de plaider auprès des instances appropriées afin que les propositions jugées pertinentes soient prises en compte et que le scrutin du 8 janvier 2023 soit véritablement inclusif.





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