Prof. Topanou au sujet des interpellations : « C’est normal qu’après ces manifestations, l’Etat cherche à comprendre les origines »

Fulbert ADJIMEHOSSOU 26 avril 2021

La vague d’arrestations, surtout au lendemain des violences qui ont précédé le scrutin du 11 avril 2021 ne surprend guerre Victor Topanou. Le Professeur d’université, enseignant des sciences politiques trouve normales ces interpellations qui ont d’ores et déjà conduit de nombreuses personnes en prison, par le biais de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). « C’est normal qu’après ces manifestations, l’Etat cherche à comprendre les origines, les commanditaires, les auteurs et complices de ces actes », a-t-il déclaré, jeudi dernier, au cours des échanges à bâtons rompus dans la rubrique « Sous l’arbre à palabres » du quotidien L’Evénement Précis.
Le rapporteur général du dialogue politique de 2019 s’oppose à ceux qui pensent que ces violences ont un lien avec les réformes politiques opérées et des nouvelles lois qui y ont découlé. A l’en croire, les réformes ont été faites, non pas pour susciter la violence, mais plutôt pour corriger les dérives constatées depuis l’avènement de la démocratie en 1990. Dans tous les cas, Victor Topanou condamne les actes de violences. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’ancien ministre de la justice invite les opposants à rester dans le cadre légal. « Rien ne peut justifier la violence quand on est en démocratie », a-t-il martelé.
En dépit de tout, Victor Topanou est satisfait de cette élection dont le vainqueur est le duo Talon-Talata avec 86,29% dès le premier tour face à Soumanou-Hounkpè (11,36 %) et Kohoué-Agossa (2,33%). « L’accouchement a été très difficile, mais le bébé est né vivant », a-t-il souligné. Occasion pour lui de faire remarquer que la réforme du système partisan a pris corps avec des effets rassurants. « Nous n’avons pas eu une pléthore de candidatures et les duos ont présenté des programmes audibles, la campagne s’est déroulée sans la fameuse opération appelée porte-à-porte, (…). Il faut le reconnaître et ne pas s’en offusquer », pense Victor Topanou.





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