Quête de consensus dans le cadre des législatives de 2019 : « Si on ouvre la porte à l’illégalité, ce sera le désordre »

Fulbert ADJIMEHOSSOU 11 mars 2019

L’émission Ma part de vérité du dimanche dernier est revenue sur les difficultés liées à l’organisation des législatives du 28 avril 2019. Invité à l’occasion, Me Bastien Salami a appelé à un respect strict des textes pour la vitalité de la démocratie béninoise.

Intransigeant sur le respect des textes de la République, Me Bastien reste une fois encore droit dans ses bottes : « Force doit rester à la loi ». Invité sur l’émission Ma part de vérité de Golfe Tv, le juriste et membre fondateur du Bloc Républicain n’approuve pas l’idée d’un éventuel report des élections. « Lorsqu’on va accepter l’idée de report des élections, on va assister à une vacance. Cette vacance du parlement inclut l’instabilité », a-t-il souligné. A l’en croire, un consensus n’est pas au-dessus de la Constitution béninoise et des lois.
Ainsi, fait-il remarquer, il reviendra à la Cour constitutionnelle de se prononcer sur ce consensus. « Les élections doivent se dérouler telle que la loi le dit. La Cena doit respecter son calendrier. On peut donc toucher à tout mais sans toucher à la date du 28 avril 2019 et au nom de la paix, nous devons respecter la loi. La démocratie béninoise est mature », a-t-il laissé entendre.
Le juriste souligne que les partis doivent se conformer à la nouvelle charte avant le 17 mars 2019 au risque de disparaître. « S’ils laissent encore passer ce délai, ils viendront vous dire encore, il faut qu’on les reconnaisse comme des partis conformes. C’est-à-dire que si vous ouvrez la porte à l’illégalité, votre maison est dans le désordre et c’est le désordre qui apporte la crise », a déclaré Bastien Salami. Dans le même temps, le juriste prévient des risques liés à un compromis qui ne tient pas compte des lois. « Si on tente un coup de force au nom d’un certain consensus, on va reculer. Le navire Bénin n’a pas besoin de faire marche arrière », a-t-il insisté.
Et cette même intransigeance a conduit Bastien Salami à saluer les dernières décisions de la Cena liées au rejet des dossiers de certains partis de la mouvance et de l’opposition par la Cena. « C’est la preuve que la Commission électorale nationale autonome a joué avec impartialité sa mission », a-t-il martelé. Pour lui, il n’y a pas péril en la demeure. Au contraire, il faudra, dit-il s’inquiéter quand il sera permis de tordre le cou aux textes et à l’ordre normal des choses. Par la même occasion, l’invité de Golfe Tv a déploré la politique de la chaise vide de l’opposition à l’occasion de la rencontre avec le Chef de l’Etat, la semaine dernière. « Ils ne sont pas dans la logique de contribuer à trouver de solutions à la situation qu’ils ont créée, a déploré Bastien Salami. Pour lui, la minorité a toujours joué son rôle d’opposant et la voie de la majorité, conclut-il, reste celle du peuple.





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