Recadrage de la grève au Bénin et débrayage illimité en France : Pour le développement de son pays, Talon a fait le bon choix

Angelo DOSSOUMOU 17 décembre 2019

Grèves, paralysie des activités….En France, les mouvements d’humeur des syndicats rythment l’actualité. A contrario, au Bénin, la sérénité a regagné le monde du travail et le dialogue prime désormais sur le chantage et l’option suicidaire du freinage de l’élan collectif pour sortir notre pays des sentiers battus. Actuellement, la situation politico-sociale que traverse la France doit amener les Béninois à faire des comparaisons et revoir les jugements qu’ils font au président Talon au sujet de certaines réformes qu’il a engagées. Parlant d’abord de la France, voilà un pays, jadis grande puissance mais aujourd’hui moyenne puissance pour ne pas dire en net recul parce que la grève et le jusqu’auboutisme des syndicats sont en train de le conduire dans l’abîme. Tout cela parce qu’il dispose d’un droit de grève irresponsable, illimité et donc contre-productif.
Justement le pays d’Emmanuel Macron, c’est le pays des droits de l’homme, de la révolution française. Mais, si tout ceci doit aboutir à une démocratie faite d’irresponsabilité, de loin, il faut préférer le recadrage de la grève voté au Bénin. Sinon aujourd’hui, qui n’est pas fier de ne plus voir ses compatriotes laissés à eux-mêmes dans les centres de santé publics et mourir faute d’assistance ? Auparavant, pour un ‘‘oui’’ ou un ‘‘non’’, les agents tous secteurs confondus décidaient de débrayer sans service minimum. Au fil du temps et du constat de la justesse d’une réforme au profit des plus pauvres, qui peut dans le contexte actuel que vit la France, lever son petit doigt et affirmer que le calme revenu sur le front de l’école dans notre pays n’est pas une bonne chose ? De même, est-il encore utile d’évoquer les micmacs dans le secteur judiciaire avant de convaincre les sceptiques ?

Il n’y a pas pire aveugle….
Somme toute, diriger un pays, c’est avoir une vision claire. Ainsi, la décision d’accepter les responsabilités qui sont celles de conduire la nation à bon port motive amplement la réforme qui a consisté à encadrer le droit de grève au Bénin. Autrement, si l’émergence de la France bat aujourd’hui de l’aile, j’imagine ce que serait devenu notre pauvre Bénin, pays héritier de rien et producteur du peu. Tout simplement, il faut être aveugle pour ne pas comprendre qu’au grand jamais la grève ne peut être notre leitmotiv si tant est que nous sommes tous dans la dynamique de combler nos retards sur tous les plans.
Du reste, le président Talon a si bien compris les enjeux de son avènement au pouvoir qu’il ne pouvait ne pas faire le bon choix. Et peu importe qu’il soit impopulaire auprès de ceux-là qui veulent perpétuer au Bénin un ‘‘singecralisme’’ débridé. D’ailleurs, à mon avis, il existe deux sortes d’impopularité : la mauvaise et la bonne. La première repose sur des attitudes inappropriées et un bilan médiocre. La seconde est celle qui provient des mesures d’intérêt général qu’aucun n’avait le courage de prendre. Forcément, on peut le voir, Patrice Talon a opté pour la bonne impopularité. Pendant ces trois années à la tête de l’Etat, il a défriché le champ Bénin, semé la bonne graine et, à coup sûr, l’histoire lui donnera raison.





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