Réformes du système partisan et présidentielle 2021 : Les observations du Prof. Tiburce Martial Zannou

Arnaud DOUMANHOUN 31 août 2020

Ceux qui suscitent la candidature de Talon ne connaissent pas l’homme…

Tirer le bon grain de l’ivraie. Invité sur la chaîne de radio Capp Fm pour décrypter l’actualité nationale, notamment la présidentielle de 2021 et la pertinence de la réforme du système partisan, le professeur Martial Tiburce Zannou a apporté quelques clarifications. Il fait d’abord observer la pertinence de tout l’arsenal juridique en vue de l’assainissement de l’environnement politique. Il s’agit notamment du code électoral, de la loi portant charte des partis politiques, et de la Constitution révisée. A en croire le professeur, ces différents textes renforcent les partis dans leur rôle d’animateur de la vie politique. « Lorsqu’on avait des micro-partis, les actions des partis n’étaient pas aussi efficientes puisque c’était des guerres tribales. Aujourd’hui, ces lois permettent aux partis d’avoir une audience au plan national », a-t-il déclaré. Ainsi, pour l’invité de Capp Fm, l’on ne saurait dire qu’il y a un échec desdites réformes encore moins que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Il explique que si certains partis politiques ne se sont pas encore prononcés officiellement sur la présidentielle de 2021, c’est sans doute du fait des tractations et de l’enjeu. « L’arbre a porté de bons fruits : l’Up et le Br ont eu des scores appréciables. Mais, il y a eu également des fruits amers. Certains partis n’ont pas franchi le seuil des 10% comme le Prd et l’Udbn. La dynamique des ensembles dans l’animation de la vie politique est indispensable pour le bon fonctionnement de notre démocratie », explique le professeur Martial Zannou. En ce qui concerne les mouvements de suscitation de la candidature de Patrice Talon, il rappelle que l’homme a été on ne peut plus clair sur les conditions de sa candidature : sa disponibilité, l’environnement politique et le résultat du bilan de sa gouvernance. Il conclut donc : « Ceux qui suscitent la candidature de Talon ne connaissent pas l’homme. Attendons de voir quelle sera sa décision. Laissons le temps au temps ».





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