Retrait de la déclaration du Bénin de la CADHP : Patrice Talon veut proposer des réformes à ses pairs de l'UA

Arnaud DOUMANHOUN 27 avril 2020

Le ministre de la justice, Séverin Quenum a voulu éclairer davantage l’opinion publique sur la décision du retrait de la déclaration d’acceptation de la CADHP pour recevoir les requêtes individuelles et des organisations non gouvernementales. A l’en croire, Séverin Quenum ’’les décisions d’engager notre pays par le truchement des accords ou traités internationaux ou celles de le délier de ces conventions ne peuvent être fondées que sur des principes et des valeurs en tout point compatibles avec l’Etat de droit et les autres engagements souscrits par ailleurs dans l’intérêt du peuple et de ses aspirations’’. Il explique donc que c’est la récurrence des dérapages de la CADHP qu’il n’est d’ailleurs pas possible de sanctionner et que la juridiction elle même ne semble pas corriger en dépit des remous qu’ils provoquent en son propre sein qui ont amené le Bénin a initié courant le mois de mars dernier son désengagement de la compétence individuelle. Et cela a fait objet d’une double notification le 16 mars 2020 à l’endroit du président en exercice de l’Union africaine et au président de la Commission de l’Union en tant que dépositaire des instruments juridiques. Mais le Bénin entend aller plus loin. Selon le ministre de la justice, Séverin Quenum : " Le Chef de l’Etat a prévu d’exposer à ses pairs lors de la prochaine conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement s de l’Union africaine un projet de réforme des institutions juridictionnelles de l’Union africaine à travers la mise en place rapide d’une Cour africaine de justice et des droits de l’homme tel que voulue par la 3eme session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenue en juillet 2004".





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